Comme annoncé, le gouvernement congolais et la rébellion AFC/M23 ont signé, ce samedi 19 juillet à Doha, au Qatar, un accord de principes. Les deux parties y prennent des engagements dont l’application devra conduire à la signature d’un accord de paix… au plus tard le 17 août prochain.
C’est Sumbu Sita, haut représentant du président de la République, Félix Tshisekedi, qui a paraphé la déclaration de principes au nom de Kinshasa.
Selon le communiqué, le document signé contient dix points essentiels. On peut citer notamment, le cessez-le-feu immédiat sur toutes les lignes de front, le retrait graduel des troupes rebelles des zones actuellement occupées, sous la supervision d’observateurs internationaux, une amnistie conditionnelle et sélective pour les membres du mouvement n’ayant pas commis de crimes graves proscrits par les conventions internationales, la suspension des mandats d’arrêt émis contre certains responsables de l’AFC/M23, ainsi que la possibilité d’une réintégration, sous conditions, de certains cadres de la rébellion dans les institutions politiques. Ces modalités seront définies par un comité mixte.
La médiation qatarie a obtenu des deux parties un engagement à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration de principes dans un délai de dix jours, soit jusqu’au 29 juillet prochain.
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Si cet objectif est atteint, il est prévu, dix jours plus tard, soit le 9 août, l’ouverture des négociations directes sur l’accord de paix.
D’après le chronogramme contenu dans l’accord de principes signé ce jour à Doha, ces discussions devraient durer dix jours. En cas de respect du calendrier, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 signeront un accord de paix global le 17 août 2025, toujours à Doha.
Cet accord devrait, en principe, mettre un terme à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et ouvrir la voie au retour de la paix.
R. Djanya

