Les ponts Maï-Ndombe et Lufimi, situés sur la Route nationale numéro 1 (RN1), dans la commune rurale de Maluku, sont devenus de véritables péages improvisés. Des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), déployés pour traquer les miliciens Mobondo, sont pointés du doigt pour des pratiques d’extorsion à l’encontre des passagers empruntant cet axe stratégique entre les villes de Kinshasa et Kenge.
Selon le Cadre de concertation de la société civile du Kwango, les contrôles mis en place dans le cadre des opérations sécuritaires ont progressivement viré à une exploitation financière illégale. Chaque passager est contraint de verser 1 000 CDF à chacun des deux postes érigés aux abords des ponts.
Des cas de passages à tabac auraient été enregistrés à l’encontre de voyageurs refusant de se soumettre à cette exigence abusive.
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Face à cette situation préoccupante, le vice-président du Cadre de concertation de la société civile du Kwango, Symphorien Kwango, lance un appel urgent à l’endroit des ministres de la Défense et de l’Intérieur pour mettre fin à ces dérives.
Des témoins rapportent que, chaque soir, les militaires en poste procèdent au partage du butin amassé au vu et au su des usagers de la route.
JPK

