Ils ont travaillé jour et nuit pour assurer la réussite du Festival mondial de la musique et du tourisme, organisé à Kinshasa en juillet dernier, mais affirment n’avoir jamais été payés. Désespérés, ils lancent un SOS au président de la République, Félix Tshisekedi, afin d’obtenir le règlement de leurs prestations par l’Office national du tourisme (ONT), dont ils sont agents.
Première édition et déjà insolvable envers ses prestataires. Le Festival mondial de la musique et du tourisme, organisé dans la capitale congolaise du 16 au 18 juillet 2025 pour promouvoir la musique comme moteur de développement touristique et culturel, a laissé un goût amer aux agents de l’ONT impliqués dans son organisation.
Placé sous le haut patronage du chef de l’État congolais et organisé en collaboration avec ONU Tourisme, l’événement n’a pas honoré certains de ses engagements financiers, notamment envers ses prestataires.
Certains agents, qui ont travaillé avant, pendant et après le festival, disent avoir été purement et simplement abandonnés par les organisateurs.
Selon le président de la délégation syndicale de l’ONT, Anicet Dedé, les agents concernés, toujours impayés, sollicitent l’intervention du chef de l’État pour obtenir le règlement de leur dû.
Pour rappel, ce festival a mis en valeur des performances rythmées et immersives venues du monde entier, allant de la musique traditionnelle à la musique urbaine, en passant par le folklore et la rumba, inscrite en décembre 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
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Des tables rondes ont également abordé divers thèmes, tels que le rôle de la musique comme art unificateur, les enjeux liés aux droits d’auteur et à la propriété intellectuelle, la dynamique des destinations touristiques, la révolution numérique ou encore l’apport de la jeunesse dans l’innovation et la valorisation du patrimoine musical.
Mais au final, comme des chariots que l’on jette dehors dès le chantier terminé, les prestataires n’ont vu que du vent.
Junior Lomanga

