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RDC: Constant Mutamba et ses partisans appelés à faire confiance à la justice

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C’est un jour décisif pour Constant Mutamba. Poursuivi pour tentative de détournement de 19 millions USD destinés à la construction d’une prison à Kisangani, l’ancien ministre de la Justice et garde des sceaux connaîtra, ce mercredi 27 août 2025, le verdict de la Cour de cassation. À quelques heures de cette décision très attendue, des analystes appellent le prévenu et ses partisans, particulièrement mobilisés ces derniers jours, à faire confiance à la justice congolaise.

Parmi ces voix, celle de Peter Poyakete, membre de l’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP), qui reproche à Constant Mutamba et à ses soutiens une agitation jugée excessive, perturbant la quiétude publique.

« Le peuple congolais, et surtout les partisans de Monsieur Mutamba, doivent faire confiance à notre justice. Cet ancien ministre n’a pas raison d’agir de la sorte : ses actes tapageurs, qui ressemblent à une manipulation de l’opinion, ne pourront en rien résoudre sa situation », estime-t-il.

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Analyste politique, Poyakete souligne que, dès lors que Mutamba a été accusé de détournement, il aurait dû mieux se préparer à démontrer son innocence plutôt que de défier les instances judiciaires et leurs animateurs.

« La révolution doit être pacifique et constructive, dans l’humilité et le respect. Quelle que soit la nature de notre grandeur, nous n’avons pas raison d’engager un bras de fer avec ceux qui nous ont précédés. Cela doit être un principe pour toute la jeunesse », conseille-t-il.

Et de conclure : « Ne mettons pas de pression sur la justice. Laissons-la agir en toute indépendance et liberté. »

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Depuis le début de cette affaire, Constant Mutamba dénonce un « complot politique » visant, selon lui, à l’écarter de la scène nationale. Ses avocats, pour leur part, ont plaidé son acquittement au bénéfice du doute.

Le ministère public, lui, a requis une peine de 10 ans de travaux forcés, assortie de 10 ans d’inéligibilité à compter de l’exécution de la peine, ainsi que la privation du droit à la libération conditionnelle et l’exclusion des fonctions publiques.

Junior Lomanga

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