Home Provinces Insécurité à Boma : les recommandations de Clinton Bamana trouvent écho après la suspension des responsables de la Police

Insécurité à Boma : les recommandations de Clinton Bamana trouvent écho après la suspension des responsables de la Police

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Plusieurs responsables de la Police nationale congolaise de Boma et Muanda ont été suspendus sur décision du gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Ces suspensions rencontrent les préoccupations exprimées en mai dernier par la Fondation Clinton Bamana qui, face à la recrudescence de l’insécurité, avait recommandé aux autorités compétentes de permuter des responsables sécuritaires de Boma et de prendre d’autres mesures pour assurer le contrôle de la situation sécuritaire dans cette ville.

C’est ce qu’on appelle avoir une longueur d’avance sur les autres et anticiper les événements. Face à la montée des cas d’insécurité à Boma, Me Clinton Bamana était monté au créneau à travers sa fondation éponyme pour proposer des mesures pratiques devant contribuer à lutter efficacement contre ce fléau.

Il avait suggéré aux autorités, notamment, de « procéder à la permutation des responsables sécuritaires de la ville ».

Trois mois plus tard, c’est chose faite. En effet, la situation a atteint une phase critique et a abouti à des émeutes meurtrières ayant occasionné la mort de cinq personnes et plusieurs blessés, sans compter d’autres dégâts matériels.

Fustigeant leur laxisme et leur incompétence, le gouverneur Grâce Nkuanga a suspendu, sur proposition du Conseil provincial de sécurité, le commissaire urbain de Boma et toute son équipe.

Il a désigné le colonel Tsasa pour assurer le commandement provisoire de la ville.

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La Fondation Clinton Bamana ne s’est pas limitée à plaider pour des permutations au sein des forces de l’ordre. Elle a également recommandé l’implantation de nouveaux commissariats dans plusieurs quartiers sensibles, notamment Saïco/ISP, Terre rouge, Kamanda-Malombo et Ferme. L’objectif visé est de rapprocher la police des populations afin de renforcer la sécurité de proximité. Un tel maillage sécuritaire permettrait non seulement de décourager les actes criminels, mais aussi de redonner confiance aux habitants.

Un autre défi sécuritaire persistant concerne la zone comprise entre Boma et le Kilomètre 8 (KM8). Bien que rattachée administrativement au territoire de Moanda, cette zone est peuplée en majorité par des habitants de Boma. Ce découpage territorial crée un véritable vide sécuritaire : le maire de Boma n’a pas compétence pour y intervenir, tandis que l’autorité de Moanda, trop éloignée, peine à répondre efficacement aux besoins de ces populations. Résultat : une fragilité persistante qui complique la gouvernance locale et laisse les habitants insuffisamment protégés.

C’est dans cette agglomération périphérique de Boma que des échauffourées ont éclaté entre la population et les forces de l’ordre.

Des analystes estiment que ces recommandations de la Fondation Clinton Bamana sont de nature à restaurer une sécurité durable à Boma.

Anny Kanyama

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