Depuis lundi 1er septembre, les agents du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) observent une grève sèche et illimitée. Réclamant trente-cinq mois d’arriérés de salaire, ils passent leurs journées et leurs nuits devant le bâtiment qui abrite cette structure publique dans la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Ces agents affirment avoir épuisé toutes les voies de recours auprès de leur hiérarchie pour obtenir leurs rémunérations, qu’ils n’ont pas perçues depuis près de trois ans.
Sont concernés par cette situation les agents des antennes territoriales de Beni, Lubero et Masisi. Face au silence des autorités compétentes, ils ont décidé d’observer un sit-in permanent, de jour comme de nuit, dans les différentes antennes. Ils envisagent d’entreprendre d’autres actions si les premières démarches n’aboutissent pas.
Le maire de Beni et le commandant ville de la police, qui se sont rendus sur place mardi 2 septembre, ont échangé avec les sit-inistes et pris des dispositions pour assurer leur sécurité. Ils se sont engagés à transmettre leurs revendications à la hiérarchie afin que des mesures appropriées soient prises.
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De son côté, le coordonnateur provincial du PDDRC-S au Nord-Kivu, Joseph Sukisa, attribue ces arriérés à « une situation complexe qui nécessite des ajustements ».
Selon lui, il s’agit d’un problème hérité, dont la résolution exige une budgétisation progressive et méthodique.
Junior Lomanga

