Le président congolais est arrivé ce mardi 9 septembre à Astana, capitale de la République du Kazakhstan. Selon la présidence de la République, Félix Tshisekedi effectue une visite d’État de 48 heures dans ce pays d’Asie centrale.
Le chef de l’État a repris ses voyages à l’étranger. Moins de vingt-quatre heures après sa participation à la VIIᵉ session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), à Malabo, en Guinée équatoriale, Félix Tshisekedi s’est de nouveau envolé, cette fois vers des horizons lointains : le Kazakhstan.
« Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé, ce mardi matin à Astana, capitale de la République du Kazakhstan, pour une visite d’État de 48 heures. Cette première visite au plus haut niveau dans l’histoire des relations bilatérales marque une étape significative dans l’approfondissement de la coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et ce pays d’Asie centrale, ancienne république soviétique », annonce la présidence de la République.
Grand pays par sa superficie et plus grand pays enclavé au monde, le Kazakhstan est principalement connu pour son industrie pétrolière et gazière.

D’après Africa Intelligence, le principal objectif de cette visite d’État est de mettre un terme au litige persistant avec l’opérateur minier Eurasian Resources Group (ERG), dont le Kazakhstan est actionnaire. À cet effet, un accord transactionnel devrait être signé.
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Exploitant quatre mines de cuivre et de cobalt dans le sud-est de la RDC, le groupe ERG, détenu à 40 % par l’État du Kazakhstan et comprenant des actionnaires russes, a été accusé par l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) d’avoir dissimulé la propriété de ses neuf entreprises sous-traitantes en République démocratique du Congo. À la suite de ces accusations, il a été radié du marché de la sous-traitance et sommé de s’acquitter du paiement de plusieurs centaines de millions de dollars.
Ce litige fiscal et administratif avec Eurasian Resources Group s’est révélé être un véritable casse-tête diplomatique pour le gouvernement congolais.
R. Djanya

