Jugé par contumace par la Haute Cour militaire pour complicité avec le groupe rebelle AFC/M23 soutenu par le Rwanda, l’ex-président congolais, Joseph Kabila, connaîtra son sort ce vendredi 12 septembre 2025. En exil depuis plus de deux ans, il sera fixé sur les graves accusations portées contre lui.
D’un ex-président de la République à un condamné, il n’y a qu’un pas. Et au regard des charges qui pèsent sur lui, Joseph Kabila aura du mal à s’en sortir acquitté.
En effet, accusé de trahison, complot, crimes de guerre, viols et apologie du terrorisme, l’ancien chef de l’État n’a pas présenté les moyens de sa défense, le procès se tenant par contumace.
Les avocats des parties civiles, notamment de l’État congolais, ont demandé près de 25 milliards de dollars de réparations. Ceux des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri ont, quant à eux, réclamé 21 milliards de plus, ainsi que la saisie des comptes en banque de Kabila.
Lire aussi Levée des immunités de Joseph Kabila : José Makila pense-t-il intimider Christophe Lutundula ?
À l’audience du 22 août dernier, le ministère public a requis la peine de mort contre l’ex-président et sénateur à vie, qui a perdu ses immunités parlementaires en mai dernier.
Dans un document publié début septembre dans la presse internationale, l’ancien locataire du Palais de la nation a affirmé que son procès vise à « réduire l’opposition au silence, écarter un acteur politique majeur de la scène nationale et surtout permettre au régime de régner sans partage et indéfiniment ».
Anny Kanyama

