Nommé en juin 2024 au poste de vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est rapidement attelé à la mise en œuvre de la feuille de route qui lui a été assignée par le président de la République, Félix Tshisekedi, et la première ministre, Judith Suminwa. À peine un an et trois mois plus tard, ses résultats sont tangibles : contribution significative à l’amélioration de la gouvernance publique, notamment à travers la réduction draconienne des pertes et manques à gagner payés par l’État aux sociétés pétrolières, impact positif sur le panier de la ménagère grâce à une série de mesures économiques visant à lutter contre la vie chère, entre autres.
Ces avancées, saluées par le chef de l’État, ont cependant suscité de vives critiques de la part de certains pourfendeurs de ce dernier, bien décidés à attaquer ce membre de l’exécutif, au propre comme au figuré, dans le but de saper les progrès enregistrés.
Un retour marqué par trois missions stratégiques
Pour son retour au gouvernement, Daniel Mukoko Samba s’est vu confier par la première ministre trois missions principales : lutter contre la vie chère, redresser le système productif et formaliser l’économie informelle. Économiste reconnu et respecté, il a pris les rênes du ministère de l’Économie avec une vision claire et un programme structuré.
Partant du principe que le pays ne manque ni de lois ni de structures publiques, il a fait du secteur privé un partenaire clé de l’action gouvernementale. Favorable au dialogue social permanent, le vice-premier ministre a associé les acteurs économiques aux réformes ambitieuses qui, en peu de temps, ont permis de réduire considérablement les montants versés par l’État aux sociétés pétrolières au titre des pertes et manques à gagner, tout en assurant une distribution continue du carburant à des prix revus à la baisse sur l’ensemble du territoire national.
En quelques mois, la facture de l’État congolais envers les sociétés pétrolières est passée de 281 millions à seulement 31 millions de dollars. Les impôts versés par les sociétés minières ont bondi de 1 560 %. La stabilité des prix alimentaires s’est renforcée. Ces résultats ont également été salués par le FMI, qui a loué la gestion économique du gouvernement.
Ces chiffres ont eu un impact concret sur le quotidien des Congolais : les longues files d’attente devant les stations-service appartiennent désormais au passé, le pouvoir d’achat s’est amélioré, et l’endettement de l’État envers les sociétés pétrolières a été significativement réduit.
Baisse significative des prix du carburant
Longtemps centré sur des querelles politiques, le débat public en République démocratique du Congo accorde aujourd’hui une place croissante aux questions économiques. Journalistes et invités s’intéressent désormais aux politiques économiques, un changement que l’on doit en grande partie au vice-premier ministre de l’Économie nationale.
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Concrètement, le prix de l’essence est passé de 3 340 à 2 990,49 FC, et celui du gasoil de 3 435 à 2 979,73 FC, des niveaux qui se maintiennent depuis près d’un an.
« Les consommateurs bénéficient de tarifs réduits. Suite à cette baisse, la consommation de carburant a progressé de près de 50 % en avril 2025 », a déclaré le ministère de l’Économie.
Il a précisé lors d’un point de presse:
« À Kinshasa, par exemple, SEP fournit en moyenne entre 3 000 et 3 500 m³, alors qu’auparavant, cette société livrait environ 1 500 m³ de carburant dans les stations ».
Le FMI séduit par la réduction des pertes et manques à gagner
Toujours dans le cadre de sa mission de lutte contre la vie chère, Daniel Mukoko Samba a permis à l’État congolais de se libérer d’une grande partie de ses dettes envers les sociétés pétrolières, donnant ainsi au gouvernement des marges de manœuvre accrues pour les investissements sociaux. Le ministère de l’Économie nationale a obtenu une réduction historique des pertes et manques à gagner (PMAG) dues aux entreprises pétrolières.
Les procès-verbaux du Comité de suivi de la structure des prix des produits pétroliers (CSPPP) témoignent de la transparence dans la certification des montants dus pour la période 2023-2024. Ces montants ont chuté de 281 millions de dollars en 2023 à 31 millions en 2024, soit une économie de 250 millions de dollars pour l’État.
Le président de la République, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet, Anthony Nkinzo Kamole, a adressé une lettre officielle de félicitations au vice-premier ministre de l’Economie pour sa gestion efficace. Pour Félix Tshisekedi, cela illustre la pertinence des mesures gouvernementales en matière de stabilisation économique.
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Partenaire financier de la RDC, le Fonds monétaire international (FMI) a pris acte de cette évolution positive.
Lors d’une séance de travail le 8 septembre au ministère de l’Économie nationale, Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI, a salué la gestion actuelle des subventions pétrolières.
« Ça évolue dans le bon sens depuis un certain temps », a-t-il affirmé, après avoir écouté les explications de Mukoko Samba.
Envolée des recettes fiscales dans le secteur minier
Les réformes portées par Daniel Mukoko Samba ont également permis un essor sans précédent des recettes fiscales, notamment dans le secteur minier. Une réforme majeure, mise en œuvre en juillet, oblige les sociétés minières à s’approvisionner en carburant de manière déclarée, et à respecter scrupuleusement leurs obligations fiscales.
Résultat : les recettes mensuelles du Trésor public dans ce sous secteur sont passées de 4 à 63 milliards de francs congolais, soit une hausse de 1 560 %, un record historique.
« La réforme majeure lancée en juillet commence déjà à porter ses fruits, entre juillet et août, les droits versés au fisc ont progressé de 1 560 %, passant de 4 à 63 milliards de francs congolais. Nous espérons que cette tendance se maintiendra en septembre », avait expliqué Mukoko Samba.
L’objectif est de mettre fin aux subventions pétrolières accordées aux entreprises minières, de renforcer la transparence grâce à des marqueurs spécifiques, de prévenir les détournements de fonds publics, et de réorienter les aides vers les ménages, véritables bénéficiaires.
« Les entreprises doivent payer un prix juste. Les subventions ne peuvent pas continuer à les favoriser », avait martelé le ministre.
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Cette réforme s’inscrit dans une politique plus large de gouvernance responsable, de rigueur budgétaire, et de lutte contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures. Elle devrait bientôt être étendue à d’autres secteurs stratégiques comme l’aviation et les télécommunications.
Stabilité des prix des produits de première nécessité
Dans les volets de lutte contre la vie chère et de redressement du système productif, Daniel Mukoko Samba a assuré une stabilité notable des prix des produits de consommation courante.
Pour la première fois depuis plus de trente ans, le gouvernement peut suivre en temps réel l’évolution des prix grâce à l’application mobile « Talo ». Un rapport présenté au Conseil des ministres le 14 juin 2025 a livré les tendances du premier trimestre.
Les données indiquent une stabilité générale des prix à Kinshasa, malgré une hausse de plus de 38 % pour le haricot (due à la guerre d’agression) et de 13,7 % pour le poisson salé (effet saisonnier). À l’inverse, certains produits ont vu leurs prix baisser , tels que le chinchard, le sucre importé et les cuisses de poulet congelées.
Le suivi via « Talo » s’est étendu aux provinces du Grand Katanga et du Grand Kasaï, où la farine de maïs est un aliment de base. De février à mai 2025, les relevés indiquent une baisse de prix de 1 à 15 %, selon les localités et les types de farine. La ville de Likasi affiche une stabilité remarquable, grâce à une logistique efficace, la proximité des zones de production et peu de contraintes administratives. Une avancée majeure pour ajuster les mesures économiques en fonction des réalités locales.
Vers une politique économique structurée et pérenne
Pour pérenniser les résultats obtenus et inscrire les réformes dans la durée, Daniel Mukoko Samba a lancé l’élaboration du document de politique et de stratégie économiques. Pour lui, les politiques sectorielles sont essentielles à la réalisation des six engagements du président de la République envers le peuple congolais.
Il n’est donc pas étonnant que certains ennemis du progrès s’en prennent à l’un des piliers du redressement économique et social du pays, multipliant les fausses informations à son encontre. Autant l’Union sacrée de la nation doit poursuivre la matérialisation des engagements de sa haute autorité politique de référence, autant elle se doit de protéger ses membres, tels que Mukoko Samba, dont les résultats sont concrets et palpables.
Robert Djanya
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