Le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, porte la voix de la République démocratique du Congo au Transform Africa Summit (TAS), à Conakry, capitale de la Guinée. Il représente le président de la République, Félix Tshisekedi, à ce principal rassemblement annuel du continent, réunissant dirigeants mondiaux et régionaux, innovateurs et investisseurs pour façonner l’avenir numérique de l’Afrique.
C’est la première participation de la République démocratique du Congo au TAS. Invité par les organisateurs de ce sommet, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est fait représenter par son ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu.
Ce dernier a pris part à la table ronde ministérielle consacrée à l’intégration régionale à travers les infrastructures numériques et la gouvernance de l’internet.
Dans son intervention, il a dénoncé la lourdeur procédurale dans l’exécution des projets financés par la Banque mondiale, partenaire de nombreux pays africains.
Me José Mpanda a plaidé pour davantage de célérité dans l’accompagnement de cette institution de Bretton Woods, y compris dans les projets relatifs aux télécoms, afin, a-t-il expliqué, de permettre aux populations bénéficiaires de ressentir l’impact des millions souvent annoncés avec faste, mais dont les résultats attendus tardent à se matérialiser.
« L’objectif ici est que l’Afrique soit connectée. Mais il a été établi ici que si chaque pays allait seul avec ses propres projets, la connectivité serait lourde, moins rapide. Comme nous avons un partenaire qui est la Banque mondiale, qui est en même temps au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Nigeria et d’autres pays africains, avec elle, la connectivité pouvait être rapide, on pouvait aller vite dans cette connectivité africaine. Mais malheureusement la Banque mondiale elle-même nous pose de sérieux problèmes au niveau de son accompagnement. Ses méthodes sont lourdes, très lourdes même. Ce n’est pas du quick win. J’aimerai à l’occasion de ces travaux que la Banque mondiale prenne des engagements pour que son accompagnement soit un peu rapide, que désormais l’exécution de ses projets se fasse rapidement et que nous ayons cette connectivité souhaitée en Afrique », a déclaré le ministre congolais des Postes et télécommunications, interpellant directement la représentante de la Banque mondiale présente dans la salle.
La RDC n’est pas membre de Smart Africa

Le Smart Africa a été créé à Kigali, capitale rwandaise, en octobre 2013. Son manifeste a été adopté par les chefs d’État du Rwanda, du Kenya, de l’Ouganda, du Soudan du Sud, du Mali, du Gabon et du Burkina Faso, qui se sont engagés à jouer un rôle moteur dans l’accélération du développement socio-économique grâce aux technologies de l’information et de la communication.
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L’Alliance Smart Africa s’est élargie pour inclure 40 pays africains, après l’approbation de son manifeste par tous les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine lors de la 22e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba.
La RDC n’est pas membre de cette structure. La décision d’y adhérer ou non sera prise ultérieurement par le gouvernement congolais en Conseil des ministres.
Anny Kanyama

