Home Politique Floribert Anzuluni : « La RDC veut voir la CIRGL être plus dynamique pour jouer pleinement son rôle »

Floribert Anzuluni : « La RDC veut voir la CIRGL être plus dynamique pour jouer pleinement son rôle »

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Le neuvième sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), tenu le 15 novembre dernier à Kinshasa, a fait l’objet d’un briefing spécial de presse animé conjointement, ce lundi 17 novembre 2025, par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, et son collègue de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Ils ont éclairé l’opinion sur les enjeux du mandat du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à la tête de cette organisation sous-régionale, ainsi que sur les impacts attendus concernant la guerre d’agression qui sévit dans l’est du pays.

D’entrée de jeu, le ministre de l’Intégration régionale a indiqué que les chefs d’État et de gouvernement avaient fait le point sur la situation dans la région des Grands Lacs et défini de nouvelles orientations pour le fonctionnement de la CIRGL.

Il a rappelé que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs comprend quatre organes : le sommet, qui constitue l’organe de coordination et d’orientation du pacte fondateur ; le comité interministériel régional, organe exécutif ; le secrétariat exécutif, chargé de la coordination de la mise en œuvre du pacte ; ainsi que le mécanisme national de coordination établi dans chaque pays membre.

La RDC prend la tête de l’organisation pour ramener la paix

« Au cours du neuvième sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CIRGL, la République démocratique du Congo a accédé à la présidence de cette institution. Elle préside dès lors toutes ses instances intergouvernementales. A cet effet, Son Excellence Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, président de la République, est le nouveau président en exercice pour un mandat de deux ans. Quant au ministre en charge de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo, il préside le Comité interministériel régional pour un mandat également de deux ans », a expliqué Floribert Anzuluni.

Évoquant la pertinence de la CIRGL dix-neuf ans après la signature, le 15 décembre 2006, du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, il s’est interrogé sur la persistance des conflits armés et sur le risque de voir l’organisation perdre sa substance.
« Cette déception est compréhensible car la signature du pacte avait suscité tant d’espoirs», a-t-il souligné.

Il a toutefois nuancé que « le problème ne réside pas en la CIRGL, mais plutôt en la violation, par un État en particulier, des engagements souscrits aux termes du Pacte ». Une preuve, selon lui, que « la signature d’un accord et sa mise en œuvre ne font pas toujours bon ménage. »

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Floribert Anzuluni a insisté sur la confiance accordée à la RDC par les autres États membres, tout en rappelant que la présidence de l’organisation ne constitue pas une solution magique à la crise sécuritaire dans l’est du pays.

« Ce que veut la RDC, a-t-il dit, c’est de voir la CIRGL être plus dynamique pour jouer pleinement son rôle, et de constituer un cadre de solidarité plus forte. »

Le Rwanda explicitement reconnu comme agresseur de la RDC

Le ministre de l’Intégration régionale a par ailleurs salué une avancée importante dans la reconnaissance internationale des violations de l’intégrité territoriale de la RDC par le Rwanda.

« C’est ici le lieu d’indiquer une très grande avancée vers une reconnaissance internationale de la réalité tragique dont sont victimes nos populations. En effet, dans leur déclaration finale, les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet à Kinshasa ont appelé (je cite) ‘à exiger le retrait sans délai du territoire congolais des troupes du pays agresseur de la République démocratique du Congo conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à condamner la poursuite des hostilités par le Mouvement du 23 mars et les Allied democratic forces (ADF) », a relevé Floribert Anzuluni.

Il a souligné auprès des professionnels des médias que « la valeur ajoutée de la déclaration finale du neuvième sommet ordinaire de la CIRGL consiste en la précision que ce pays, le Rwanda pour être le plus clair possible, est officiellement et très explicitement reconnu comme agresseur de la RDC. »

Junior Lomanga

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