Dieumerci Ngamaluala Tondos, un habitant de la 3 ème rue Debonhomme, dans la commune de Matete, à Kinshasa, s’est illustré par un acte d’incivisme d’une audace sidérante, flirtant avec la provocation. Il s’est tristement fait connaître en construisant un puits perdu en plein milieu de la voie publique, sous le regard medusé du voisinage et en faisant tourner en bourrique les forces de l’ordre, avec la protection d’un officier de la Police nationale congolaise.
Depuis plusieurs jours, les habitants du quartier Debonhomme ne parlent que de lui…Et tous en mal.
En effet, dans une inégalité insolente et avec une arrogance démoniaque, Dieumerci Ngamaluala Tondos s’est approprié l’espace public et y érigé le puits perdu comme s’il s’agissait de la cour arrière de sa parcelle.
Convoqué par la Police, il a reconnu, samedi 15 novembre 2025 sur PV, avoir effectivement empiété sur le domaine public. Il a tenté de se dédouaner en prétextant ignorer qu’il est strictement prohibé par la loi de construire sur un tel endroit. Une excuse pitoyable au regard de la flagrante évidence.
Dura lex sed lex, l’officier de police judiciaire(OPJ) qui l’a entendu a retenu contre lui la double infraction d’occupation illégale et de construction anarchique. Il lui a enjoint de procéder, Illico presto, à la démolition de l’ouvrage.

Mais à la surprise générale, Dieumerci Ngamaluala, de retour chez lui, a choisi la voie du défi, en reprenant les travaux sur la voie publique, comme si de rien n’était.

Aux personnes venues lui faire entendre raison, il a répondu qu’il aurait obtenu, sans une moindre preuve, une autorisation du ministère de l’Urbanisme et habitat.
Selon nos informations, Dieumerci Ngamaluala a usé de relations douteuses et trafics d’influences, avec le concours d’un major et d’un colonel de la Police nationale congolaise pour non seulement ne pas exécuter l’instruction de l’OPJ en démolissant sa construction anarchique, mais surtout pour poursuivre comme dans une jungle, sa construction sur l’espace public.
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Qu’à cela ne tienne, l’officier de la Police judiciaire est retourné lundi 17 novembre sur les lieux pour constater la reprise des travaux. Face à ce constat de violation flagrante et aggravée de la loi, il a décidé de transmettre le dossier au parquet ce mardi 18 novembre.
Imperturbable, ce citoyen incivique confierait à qui veut l’entendre, selon des témoins, que son puits perdu ne pourrait être démoli que par le chef de l’État, seule autorité du pays d’après ses dires, capable de donner des instructions à ses parapluies en tenue.
Les riverains observent impuissants cette scène d’une autre époque, et disent s’en remettre à la justice.
Pami Halele

