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Insalubrité à Kinshasa : statu quo, six jours après l’alerte de Félix Tshisekedi

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L’alerte lancée par le président de la République, Félix Tshisekedi, contre le laisser-aller généralisé dans le secteur de l’assainissement à Kinshasa, lors de la 67ᵉ réunion du Conseil des ministres, reste lettre morte. Environ une semaine plus tard, ni le gouvernement central, ni le gouvernement provincial, encore moins la présidence de la République n’ont bougé dans le sens de la lutte contre l’insalubrité.

Face à l’aggravation sans précédent de l’insalubrité urbaine, entraînant des monticules d’immondices et autres déchets qui jonchent quasiment toute la ville, le chef de l’État a déclaré que « la situation ternit gravement l’image de notre capitale, met en péril la santé de nos concitoyens et compromet le fonctionnement harmonieux de la cité ».

Prenant ses responsabilités, Félix Tshisekedi avait annoncé la convocation d’une réunion d’urgence qui devait réunir autour de lui le gouvernement central, le gouvernement provincial de Kinshasa, les services d’assainissement, les régies urbaines ainsi que tous les acteurs impliqués dans ce secteur.
Objectif : dresser l’état des lieux de l’assainissement et prendre des mesures immédiates et irrévocables.

Le président de la République avait prévenu que « toute défaillance avérée sera sanctionnée de manière exemplaire, sans aucune forme d’indulgence ».

Six jours plus tard, les premières défaillances apparaissent au grand jour : aucune date n’a été fixée pour cette réunion dite d’urgence. Le gouvernement central, en commençant par la première ministre Judith Suminwa, est aux abonnés absents. De son côté, le gouverneur de Kinshasa s’est contenté d’une tournée nocturne, après la dernière pluie, pour constater que « les routes étaient sèches ».

Quant à la présidence de la République, elle a laissé le chef de l’État accueillir les Léopards football, de retour du Maroc, dans un stade des Martyrs presque vide, plutôt que de s’occuper de dossiers plus urgents.

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Entre-temps, la crise s’aggrave. Kinshasa continue de s’enfoncer dans l’insalubrité. Même les habitants les plus résilients sont à bout.

De la commune urbo-rurale de la N’Sele à la commune des affaires de la Gombe, en passant par Masina, Limete, jusqu’à Mont-Ngafula via Ngaba, en faisant un détour par Ngaliema, Selembao, Kasa-Vubu, Bandalungwa et Lingwala, la ville suffoque. Les communes de Lingwala, Kinshasa et Barumbu, elles, deviennent inaccessibles à la moindre pluie.

Le chef de l’État attend-il le Conseil des ministres de ce vendredi 21 novembre pour « déplorer » pour la énième fois la situation ? À suivre.

Pami Halele

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