Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, fait l’objet de deux missions de contrôle de la gestion financière, diligentées respectivement par le ministère de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, ainsi que par la présidence de la République.
Face aux inondations récurrentes et à l’insalubrité croissante à Kinshasa, les capacités du gouvernement provincial à apporter des solutions efficaces sont de plus en plus remises en question. Sa volonté à mieux gérer aussi.
Le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a mobilisé l’Inspection générale de la territoriale. Celle-ci a été mandatée, en collaboration avec les experts du secrétariat général aux Finances et de la DGTC, pour examiner la gestion financière de l’Hôtel de ville.
L’ordre de mission collectif daté du 13 novembre indique que la mission vise à « effectuer un contrôle approfondi de la gestion des ressources financières de la ville de Kinshasa, y compris les modalités de perception et d’affectation desdites ressources pour la période allant de 2024 à ce jour ; de procéder au contrôle des procédures et de l’exécution des marchés publics ; d’identifier et de répertorier les réalisations ainsi que d’évaluer le niveau d’exécution des travaux sur l’ensemble du territoire de la ville-province de Kinshasa ».
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Cette mission devra être menée sur une période de quinze jours.
La présidence veut voir clair sur la gestion du FONAK
De son côté, le directeur de cabinet du président de la République, Antony Nkinzo, a mandaté cinq membres du cabinet du chef de l’État pour « mener une évaluation circonstanciée des opérations du FONAK {Fonds d’Assainissement de Kinshasa} ».
Créé pour soutenir et renforcer les politiques d’assainissement, de gestion environnementale et de développement durable dans la capitale, ce service public à caractère technique est chargé d’assurer la gestion des financements destinés aux projets d’assainissement. Il est censé appuyer les structures actives dans la salubrité, la sensibilisation et l’écocitoyenneté, suivre les projets environnementaux et proposer des réformes liées à l’assainissement urbain.
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Cet établissement public doit également jouer un rôle d’intermédiaire entre la Ville, les bailleurs de fonds et les opérateurs de terrain.
Mais force est de constater que le FONAK est aux abonnés absents, alors que la capitale congolaise sombre dans une insalubrité toujours plus préoccupante.
Anny Kanyama

