L’ancien chef de guerre, poursuivi en France pour complicité de crimes contre l’humanité commis entre 2002 et 2003 en République démocratique du Congo, a finalement recommencé à s’alimenter. Roger Lumbala a levé, vendredi 28 novembre, sa grève de la faim. L’annonce a été faite ce lundi 1er décembre par le président de la Cour d’assises de Paris.
Contestant la légitimité et la compétence de la justice française pour le juger pour des crimes commis hors du territoire national français, Roger Lumbala avait demandé à ses avocats de boycotter les audiences. Ceux-ci ont suivi sa consigne et cessé de se présenter. De son côté, il avait renoncé à comparaître en personne et entamé une grève de la faim.
Arrêté à Paris le 29 décembre 2020 et détenu à la prison de la Santé depuis janvier 2021, Roger Lumbala, 67 ans, est poursuivi pour sa participation présumée à des crimes contre l’humanité commis entre juillet 2002 et décembre 2003 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.
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À l’époque, il dirigeait le Rassemblement congolais pour la démocratie–National (RCD-N). La justice française l’accuse d’avoir facilité ou pris part à des actes de torture, de meurtre et à diverses exactions contre des civils.
Réclamé par la justice congolaise
Les autorités congolaises ont ouvert une procédure à son encontre avant de solliciter officiellement son extradition, afin qu’il réponde de ses actes devant les juridictions nationales. Les trois demandes ont été rejetées.
Alors que l’audition des témoins et des victimes se poursuit, le président de la Cour d’assises de Paris a confirmé ce lundi que l’ancien député national avait cessé sa grève de la faim. Il n’a donné aucune précision sur les raisons de cette décision, ni sur l’état de santé actuel de Roger Lumbala.
Jean Pérou Kabouira
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