L’Alliance pour les actions citoyennes (AAC) a réagi à la signature des accords de Washington, comprenant l’accord de paix du 27 juin entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le texte instituant le Cadre d’intégration économique régionale, le partenariat stratégique entre les gouvernements des États-Unis et de la RDC, ainsi que le mémorandum sur l’expansion de la coopération en matière de sécurité.
Ce parti politique, dirigé par Mong-Iyompo Boshab Yann-Éric, estime que la signature de ces documents représente un acte de souveraineté assumée et un geste de courage politique du président de la République, Félix Tshisekedi, face à un conflit qui dure depuis trois décennies.
Rappelant qu’une paix durable exige des engagements fermes, l’AAC souligne que le retrait effectif de toutes les forces étrangères du territoire national, la neutralisation et la fin de tout appui aux groupes armés, ainsi que le respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC, restent non négociables.
« L’AAC félicite la Haute autorité politique de l’Union sacrée de la nation, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir engagé la RDC dans un processus diplomatique exigeant, orienté vers l’intérêt supérieur de la nation », indique la déclaration signée par son président national, Mong-Iyompo Boshab Yann-Éric.
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Affichant son soutien aux mesures sécuritaires prévues dans les accords de Washington, notamment le cessez-le-feu immédiat, le désarmement de tous les groupes armés, le retour sécurisé des déplacés et la mise en place de mécanismes conjoints de surveillance, l’AAC réaffirme son attachement à toute initiative susceptible de ramener la paix, dans le respect strict de la Constitution, de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple congolais.
« L’AAC appelle à la vigilance patriotique et à l’unité nationale. Les institutions, la classe politique, la société civile et l’ensemble des citoyens doivent faire preuve de responsabilité et de discipline républicaine. Les critiques constructives sont légitimes, mais elles doivent s’inscrire dans la défense de l’intérêt national et éviter toute instrumentalisation susceptible d’affaiblir la position du Congo sur la scène régionale et internationale », lit-on encore.
Membre de l’Union sacrée, le parti rejette enfin « toute tentative de dénaturation des accords visant à les présenter comme un acte de faiblesse, alors qu’ils constituent une démarche pragmatique pour protéger le territoire, sécuriser les populations et défendre les intérêts stratégiques de la nation ».


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