Dans un communiqué de presse publié vendredi 5 décembre 2025, l’UNICEF a exprimé son indignation à la suite d’une escalade des affrontements armés ayant conduit aux attaques de trois écoles dans la province du Sud-Kivu. Elle dénonce et condamne fermement la mort d’au moins sept enfants et plusieurs blessés lors de ces attaques.
Selon des sources locales, une bombe a frappé le 3 décembre, une école primaire située à Kaziba, à une dizaine de kilomètres de Bukavu, giant quatre enfants. Le même jour, une autre école a subi le même sort, perdant trois élèves et a enregistré plusieurs blessés.
Le lendemain, une autre école a été visée à Murhesa, dans le territoire de Kabare. Le bilan de cette dernière attaque n’est pas encore connu.
Communiqué de presse
BUKAVU, 5 Décembre 2025 – L’UNICEF est profondément attristée et alarmée par la récente escalade des affrontements armés qui ont conduit aux attaques de trois écoles dans la province du Sud-Kivu, faisant état d’au moins sept enfants tués et de plusieurs blessés.
« Nous sommes profondément troublés par les informations selon lesquelles des enfants auraient été tués par des bombes tombées sur leurs écoles ces derniers jours », a déclaré John Agbor, Représentant de l’UNICEF en RDC. « Les écoles devraient être des sanctuaires de paix où les enfants sont à l’abri de tout danger. Nous appelons vigoureusement à l’arrêt immédiat de toutes les attaques contre les écoles afin que les enfants puissent apprendre en toute sécurité. »
Selon les premiers rapports, le 3 décembre, dans le territoire de Walungu, une bombe a frappé une école primaire à Kaziba, tuant quatre enfants. Le même jour, une autre école primaire a également été touchée, et une autre explosion à proximité a tué trois enfants et blessé plusieurs autres. Le 4 décembre, à Murhesa, dans le territoire de Kabare, une école aurait également été touchée, mais le nombre de victimes n’a pas encore été confirmé. Les vérifications sont en cours.
L’intensité des combats en 2025 a atteint un niveau sans précédent depuis des années, et ce sont, comme toujours, les enfants qui paient le plus lourd tribut. Le nombre de violations graves commises à l’encontre des enfants – notamment les meurtres et les mutilations, les violences sexuelles, le recrutement et l’utilisation d’enfants par des groupes armés et les attaques contre des écoles – a fortement augmenté cette année.
Le conflit dans l’est de la RDC a un impact dévastateur sur la vie de millions d’enfants, avec des conséquences profondes sur leur bien-être physique, émotionnel et psychologique. De même, les combats perturbent gravement l’éducation. Début décembre 2025, plus de 1 270 écoles étaient fermées en raison du conflit dans le Sud-Kivu et près de 400 000 enfants n’étaient pas scolarisés.
En 2016, la RDC a signé la Déclaration sur les écoles sûres, s’engageant à promouvoir et à protéger le droit à l’éducation dans les situations de conflit armé. La RDC est l’un des 186 pays signataires de cette déclaration.
L’UNICEF appelle toutes les parties au conflit à :
Cesser immédiatement toutes les attaques contre les écoles et autres établissements d’enseignement.
Garantir un accès sûr et sécurisé à l’éducation pour tous les enfants.
Garantir la responsabilité en cas d’attaques contre des écoles
Veiller à ce que les droits des enfants soient intégrés comme élément fondamental dans tous les accords de paix.
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