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Télécoms et climat : José Mpanda pousse l’Afrique à parler d’une seule voix

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Le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, a représenté la République démocratique du Congo à la Journée africaine des télécommunications, organisée dimanche 7 décembre 2025 à Alger, capitale algérienne. Dans son intervention, il a plaidé pour l’accélération de la coopération africaine en matière d’infrastructures de télécommunications durables, le positionnement du secteur au cœur des engagements africains aux différentes Conférences des Parties sur le climat (COP), ainsi que pour une mobilisation accrue de financements verts et d’investissements durables.

La Journée africaine des télécommunications 2025, placée sous le thème « Des parcours numériques pour une Afrique plus verte et résiliente face au climat », a réuni au Centre international de conférence (CIC) Abdellatif Rahal des ministres africains, des hauts responsables gouvernementaux et des membres de l’Union africaine des télécommunications (UAT).

Les participants ont réfléchi au rôle que l’Afrique entend jouer dans la transformation de son écosystème numérique et ont examiné les moyens de renforcer la coopération continentale, tout en débattant des priorités liées au développement numérique inclusif, durable et résilient.

Dans son allocution, le ministre congolais a salué la cohérence entre le thème du forum et la mutation profonde engagée par les peuples africains dans la gestion de l’écosystème continental, rappelant que l’impact du changement climatique impose un sursaut pour ne pas rester en marge du train de la transformation numérique.

« Le numérique est au cœur du développement des nations, il devient non seulement une force d’innovation, mais aussi un puissant facteur de résilience environnementale, de réduction des vulnérabilités et de croissance durable », a déclaré Me José Mpanda.

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Il a estimé que cette rencontre d’Alger témoigne de la volonté de l’Afrique de parler d’une voix forte, cohérente et ambitieuse, aussi bien sur le numérique que sur l’action climatique.

Les trois points de son plaidoyer

Le ministre congolais des Postes et télécommunications a reconnu que le continent doit encore franchir de nombreuses étapes. Il a notamment insisté sur la nécessité d’investir massivement dans des infrastructures plus propres, plus intelligentes et plus résilientes. À cet effet, Me José Mpanda a articulé son plaidoyer autour de trois axes essentiels.

Le premier concerne l’accélération de la coopération africaine pour des infrastructures de télécommunications durables.

À ce propos, il a déclaré :
« Nous devons capitaliser sur les travaux de l’Union africaine et à travers sa branche spécialisée de l’Union africaine des télécommunications (dont nous sommes très honorés à abriter à nouveau le siège à Kinshasa) pour harmoniser nos stratégies, mutualiser certains investissements critiques et promouvoir des normes africaines d’efficacité énergétique adaptées à nos réalités, en nous appuyant sur des initiatives continentales telle Smart Africa, le câble sous-marin 2Africa, qui devront aboutir au déploiement des centres de données régionaux ».

Le deuxième point porte sur le positionnement des télécommunications au cœur des engagements africains aux différentes COP.

Sur cette question, Me José Mpanda a rappelé que les discussions d’Alger, notamment dans le cadre de la feuille de route continentale pour les technologies numériques vertes, doivent permettre de renforcer la présence africaine lors des prochaines COP et de défendre des solutions numériques innovantes applicables au climat.

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Troisièmement, considérant que les infrastructures numériques durables représentent un enjeu économique majeur, il a plaidé pour une mobilisation accrue de financements verts et d’investissements durables.
« Nous devons créer un environnement propice aux partenariats public-privé, attirer les financements internationaux et encourager les start-ups africaines spécialisées dans la transition numérique verte », a préconisé le ministre congolais des Postes et télécommunications.

Et de poursuivre :
« L’Afrique dispose d’un potentiel immense : une jeunesse innovante, un marché dynamique, des ressources naturelles et minières considérables, un patrimoine naturel unique, et surtout une vision collective que nous consolidons aujourd’hui. Main dans la main, dans l’unité qui caractérise le peuple africain, nous pouvons bâtir une Afrique numérique, écologique, résiliente, prospère, et pleinement souveraine dans ses choix technologiques ».

Junior Lomanga

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