C’est une étape décisive dans la modernisation de l’Inspection générale des finances (IGF). Ce service public rattaché à la présidence de la République a reçu, mardi 9 décembre 2025, son nouveau cadre organique des mains du vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, modernisation de l’administration et innovation du service public, Jean-Pierre Lihau.
L’inspecteur général des finances-chef de service, Christophe Bitasiwma Bahii, a officiellement réceptionné ce cadre organique destiné à moderniser l’IGF en garantissant une gestion plus rationnelle de ses effectifs.
Ce nouveau document remplace une structure vieille de 35 ans pour ériger une véritable institution dotée d’un effectif maximal de 651 agents, dont 300 inspecteurs des finances et 351 agents administratifs, contre 526 actuellement.

Cet outil moderne de gestion, de communication et d’évaluation définit clairement les responsabilités des différents intervenants afin de permettre à l’IGF de remplir pleinement son rôle dans l’amélioration de la qualité de la dépense publique et la mobilisation des recettes de l’État. Il renforce l’efficacité, encadre la masse salariale et ramène de l’ordre dans la gestion des effectifs.

Selon l’inspecteur général des finances en chef, ce cadre organique ouvre une nouvelle ère, plus structurée et performante, conforme aux exigences de gouvernance publique fixées par le gouvernement et le président de la République, Félix Tshisekedi.
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« Le cadre organique est le point de départ qui nous permettra d’organiser efficacement nos services et de mieux répartir les tâches. L’ancien cadre, datant des années 90, ne répondait plus aux réalités de nos missions ni à l’ampleur de notre travail », a expliqué Christophe Bitasiwma.
Un agent, un poste, un salaire

Pour le vice-premier ministre de la Fonction publique, cet instrument de gestion servira de repère en matière de gouvernance des ressources humaines de l’État, afin de répondre aux impératifs de maîtrise des effectifs et de la masse salariale.
« La réorganisation de l’Administration publique exige la rationalisation des effectifs. Nous devons en finir avec les recrutements complaisants du passé. Chaque structure doit respecter le principe un agent, un poste, un salaire, sans dépasser les seuils fixés par son cadre organique », a expliqué Jean-Pierre Lihau.
Il a insisté sur la nécessité de rajeunir les effectifs tout en préservant l’expertise indispensable au travail des inspecteurs généraux, dont beaucoup sont proches de la retraite.
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La Commission mixte chargée de la révision technique du document a présenté les innovations majeures de ce nouveau cadre organique.
« Désormais, l’IGF aura une structure articulée autour de trois composantes : l’administration générale, le corps des inspecteurs organisé en dix brigades spécialisées, et les services administratifs et financiers qui regroupent 351 agents », détaille la Cellule de communication de l’IGF dans une dépêche parvenue à alternance.cd.
Elle précise que la Commission a insisté sur l’objectif de renforcer l’efficacité et la modernisation de l’IGF.
L’inspecteur général des finances-chef de service s’est engagé à respecter le plafond d’emplois fixé et à se conformer scrupuleusement au cadre organique pour le recrutement et la gestion des agents.
Anny Kanyama

