Les États-unis accusent le Rwanda de compromettre l’esprit des « accords de Washington ». Dans une déclaration faite ce vendredi 12 décembre devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a confirmé que le président rwandais, Paul Kagame, avait participé à la planification et à l’exécution de la guerre menée contre la République démocratique du Congo par l’AFC/M23.
Moins de dix jours après avoir été reçu au Bureau ovale par le président américain Donald Trump, avant de parapher le même jour, les accords de paix et de coopération économique entre son pays et la République démocratique du Congo, Paul Kagame a retrouvé sa posture de chef de guerre.
Les États-unis l’accusent de vouloir « pousser la région {des Grands Lacs} vers une instabilité accrue et un potentiel conflit armé », à la suite de l’offensive menée sur Uvira, deuxième ville et chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.

L’ambassadeur américain aux Nations unies a indiqué que Washington dispose d’informations supplémentaires sur « l’ampleur et la sophistication » de l’implication du Rwanda dans l’est de la RDC.
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Les États-Unis appellent Kigali à « reconnaître le droit du gouvernement de la République démocratique du Congo à défendre son territoire » et promettent d’utiliser « tous les outils » pour faire répondre les responsables de ces actes.
Washington donne raison à Kinshasa
Washington évoque également un usage accru de drones suicides et d’artillerie par le M23 et l’armée rwandaise, avec des frappes atteignant la frontière burundaise.
La déclaration américaine devant le Conseil de sécurité de l’ONU confirme les accusations portées contre Kigali par Kinshasa ces derniers jours.
En effet, à l’issue d’une réunion d’urgence présidée par la première ministre Judith Suminwa Tuluka, le gouvernement avait dénoncé une série de bombardements sur le territoire congolais, à la frontière avec le Burundi, tirés à partir du Rwanda.
Après la chute d’Uvira, le président de la République, Félix Tshisekedi, a, lors d’un conseil restreint des ministres, condamné fermement l’offensive militaire rwandaise sur le territoire congolais, en violation flagrante des engagements souscrits par Kigali dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington.
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