Les États-Unis haussent un peu plus le ton contre le Rwanda. Au lendemain de la dénonciation, par l’ambassadeur américain aux Nations unies devant le Conseil de sécurité, de la violation par Kigali des accords de Washington signés avec la République démocratique du Congo, le secrétaire d’État américain est monté au créneau pour avertir le Rwanda.
Dans une courte déclaration publiée ce samedi 13 décembre, Marco Rubio a réitéré la condamnation des actions subversives menées sur le territoire congolais par l’armée rwandaise.
« Les actions du Rwanda dans l’est de la RDC constituent une violation flagrante des accords de Washington signés par le président Trump», a-t-il écrit sur son compte X officiel.
Le secrétaire d’État américain prévient Kigali que « les États-Unis prendront des mesures pour garantir le respect des promesses faites au président ».
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Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une offensive des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise, ayant conduit à la prise de contrôle d’Uvira, deuxième ville et chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.
A la suite de cette occupation, les États-Unis, par la voix de leur représentant permanent aux Nations unies, Mike Waltz, ont accusé le Rwanda de vouloir « pousser la région {des Grands lacs vers une instabilité accrue et un potentiel conflit armé ».
Ils ont également affirmé que le président rwandais, Paul Kagame, a participé à la planification et à l’exécution de la guerre menée contre la RDC par l’AFC/M23.
Reste à savoir jusqu’où l’administration Trump laissera Kigali torpiller les accords de Washington avant d’en imposer le respect, et par quels mécanismes, alors que, jusqu’à présent, Paul Kagame n’a jamais été véritablement inquiété depuis la recrudescence du M23 il y a trois ans.
Anny Kanyama
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