C’est le président américain, Donald Trump, qui l’a annoncé en personne. Les États-Unis ont mené des attaques aériennes contre le Venezuela et capturé ce samedi 3 janvier le président Nicolas Maduro.
Les tensions entre Venezuela et les États-Unis, sur fond de sanctions, rivalités pétrolières et soupçons de volonté américaine de s’emparer des ressources énergétiques nationales, ont atteint la phase crique ce samedi.
Washington a mené une attaque à Caracas, ayant abouti à l’arrestation du dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro.
« Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays », a écrit Trump sur son réseau Truth Social.
Le président américain a ajouté qu’il donnerait une conférence de presse à 11H00 (16H00 TU) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.
En réaction, le président colombien, Gustavo Petro a ordonné le déploiement de militaire à la frontière avec le Venezuela, après avoir qualifié ces bombardements américains d’ « agression contre la souveraineté de l’Amérique latine ». Il a prévenu qu’elle entraînerait une crise humanitaire.
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L’administration Trump, célèbre au travers l’adjoint au secrétaire d’Etat, Christopher Landau, « une nouvelle ère pour le Venezuela », précisant que « tyran est parti », et qu’ « il va désormais-enfin- répondre de ses crimes devant la justice ».
La Russie appelle au dialogue
La Russie a estimé que les prétextes invoqués par les États-Unis pour attaquer ce pays ne tiennent pas la route. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a condamné cette « agression militaire » et appelé à un dialogue pour éviter toute escalade de violence dans la région.
“Actuellement, il est avant tout crucial d’éviter une plus grande escalade et de concentrer ses efforts à trouver une issue à travers le dialogue”, indique le communiqué.
Anny Kanyama
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