Les cadavres enterrés au cimetière Malikiah, situé au point kilométrique 5 (PK5) à Kisangani, dans la province de la Tshopo, ne reposent plus en paix. Leur dernière demeure est aujourd’hui sérieusement menacée par les vivants.
Selon la bourgmestre de la commune de la Tshopo, ce cimetière, implanté le long de la route Buta, est victime de tentatives de spoliation. Marianne Batamane accuse la communauté Komo d’avoir sollicité auprès du ministre provincial de l’Intérieur une autorisation de lotissement de ce site funéraire.
L’autorité municipale souligne que des tombes datant de 2013 à 2015 sont encore visibles, preuve que le cimetière demeure actif et ne peut, à ce titre, faire l’objet d’un lotissement.
À cet effet, la bourgmestre de la commune de la Tshopo rappelle que la législation foncière et funéraire en vigueur en RDC interdit toute désaffectation ou réaffectation d’un cimetière avant un délai d’au moins 50 ans, ou de 40 ans dans certains cas, après la dernière inhumation.
Elle fait également remarquer que « le lotissement ne relève pas du ministère provincial de l’Intérieur« .
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Cette prérogative revient au « gouverneur de province, après constat des services techniques spécialisés et sur base d’un arrêté ».
L’autorité municipale de la commune de la Tshopo annonce avoir saisi les instances judiciaires compétentes.
Elle appelle la population ainsi que les services étatiques à s’abstenir de tout acte répréhensible par la loi sur ce cimetière.
Anny Kanyama

