L’opposant congolais Seth Kikuni a décidé de mener son combat politique loin de la République démocratique du Congo. Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, dont il est membre, a annoncé ce lundi 19 janvier qu’il a quitté le pays.
Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018 puis à celle de 2023, Seth Kikuni avait été condamné en septembre 2024 à un an de prison pour « incitation à la désobéissance civile » et « propagation de faux bruits ».
Après sa libération en mars 2025, il s’est radicalisé et a adhéré à la plateforme Sauvons la RDC, dirigée par l’ancien président Joseph Kabila.
Depuis lors, il s’attaque sans ménagement au régime de Félix Tshisekedi, qu’il accuse de mauvaise gouvernance.
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Selon le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, Seth Kikuni ne se sentait plus en sécurité en République démocratique du Congo.
À la base, précise la déclaration, des menaces liées à l’ouverture d’une « nouvelle procédure arbitraire à caractère politique, à la suite de la lettre datée du 15 décembre 2025 de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire, adressée au procureur général près la Cour de cassation ».
Le leader de Piste pour l’émergence a quitté le pays discrètement, d’après le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, et « se trouve en lieu sûr où son intégrité physique et morale est pleinement préservée ».
Junior Lomanga

