Les policiers Sindani, Kabamba et Kiadi ont été reconnus coupables de violation des consignes. Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/N’djili les a condamnés, mardi 20 janvier, à trois ans de prison ferme.
Au total, cinq éléments de la Police nationale congolaise (PNC) étaient poursuivis en procédure de flagrance à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dans laquelle on les voit, en uniforme, faire l’apologie de l’extorsion de téléphones portables auprès de citoyens. On les entend dire : « Zua ye tshombo, tika ye amende » (en français : arrache-lui le téléphone et laisse-le partir).
Le tribunal a estimé que les faits n’étaient pas établis en faits comme en droit à l’encontre du prévenu Kasongo et a, par conséquent, prononcé son acquittement.
Le prévenu Tuzolana a, quant à lui, été reconnu coupable et condamné à douze mois de servitude pénale avec sursis, ainsi qu’aux frais de justice.
Les prévenus Sindani, Kabamba et Kiadi ont été condamnés à de lourdes peines de trois ans de servitude pénale principale, assorties d’amendes.
« Pour les prévenus Sindani, Kabamba et Kiadi, poursuivis pour violation des consignes, le tribunal, après vote à bulletin secret et à la majorité des voix de ses membres, a déclaré l’infraction établie en faits comme en droit. Tenant compte des circonstances atténuantes, il les condamne chacun à trois ans de servitude pénale principale, ainsi qu’aux frais d’instance de 200 000 FC, payables dans un délai de huit jours. À défaut de paiement, ils subiront six mois de contrainte par corps. Le tribunal confirme également leur arrestation et leur détention », indique le dispositif du jugement lu par le président de la composition.
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Au cours de l’audience, les prévenus ont reconnu les faits et sollicité la clémence de la justice. Ils ont toutefois soutenu que la vidéo avait été tournée dans un cadre de détente et qu’elle ne visait pas à ternir l’image du corps de la PNC.
Le tribunal a également acquitté le prévenu Kasongo, poursuivi pour non-dénonciation d’une infraction, aucun fait n’ayant été établi à son encontre.
Anny Kanyama

