Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi au rapport publié le 20 janvier par Human Rights Watch sur la situation sécuritaire dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans une mise au point rendue publique ce jeudi, le ministère de la Communication et médias accuse l’organisation non gouvernementale internationale de défense et de promotion des droits humains d’avoir mis l’accent sur les risques apparus après le retrait de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise, sans les replacer dans la continuité de la période d’occupation.
Le gouvernement rappelle que le retrait des troupes rwandaises et de leurs alliés, intervenu le 17 janvier dernier, a été précédé d’une phase marquée par des pillages systématiques, des vols à grande échelle, des menaces, des intimidations ainsi que des actes de stigmatisation communautaire.
Autant de pratiques qui, selon les autorités, ont gravement affecté la sécurité des civils et la cohésion sociale.
Le communiqué estime que les mouvements de population observés à Uvira doivent être analysés à la lumière du climat de peur entretenu avant le retrait, caractérisé notamment par des menaces ciblées contre certaines familles et par des pressions exercées sur les civils par l’armée rwandaise et le M23 durant la période d’occupation.
Le gouvernement précise que la situation à Uvira engage directement la responsabilité internationale du Rwanda, en raison de l’intervention directe de ses forces et de son soutien au M23 sur le territoire congolais.




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