Huit mois après la destitution de l’ancien gouverneur Victor Kitenge Kanyama pour « incompétence notoire », les députés provinciaux du Sankuru s’apprêtent à élire un nouveau gouverneur. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié, mardi 27 janvier, le calendrier de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de cette province située au centre de la République démocratique du Congo.
La décision de la CENI portant publication de ce calendrier fait suite à la notification, par le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, de la vacance du pouvoir constatée à la tête de la province du Sankuru. Appelée à organiser une nouvelle élection, la Centrale électorale a fixé le scrutin au 24 mars 2026.
Cette élection sera précédée de plusieurs étapes clés : du 28 janvier au 3 février, la préparation technique, la formation du personnel ainsi que l’aménagement du bureau de réception et de traitement des candidatures ; du 4 au 10 février, le dépôt des candidatures au secrétariat exécutif provincial de la CENI à Lusambo ; du 11 au 15 février, le retrait, l’ajout ou la substitution des candidatures ; du 16 au 18 février, la transmission des dossiers physiques des candidats au bureau de la CENI et leur examen en plénière ; le 19 février, la publication de la liste des candidatures recevables et non recevables ; du 21 au 22 février, le dépôt des recours en contestation des listes ; du 23 février au 1er mars, le traitement des contentieux ; du 2 au 6 mars, la notification à la CENI des arrêts de la Cour d’appel de Lusambo faisant office de Cour administrative d’appel ; le 9 mars, la publication de la liste définitive des candidats ; et du 20 au 22 mars, la campagne électorale.
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La proclamation des résultats définitifs est prévue pour le 10 avril 2026, soit cinq jours avant la transmission des dossiers physiques du gouverneur et du vice-gouverneur au président de la République en vue de leur investiture par ordonnance présidentielle.
L’élection du prochain gouverneur devrait marquer la fin de la triste période de gestion du gouverneur intérimaire Martin Ecipia, marquée par des accusations de mauvaise gouvernance, notamment des soupçons de détournement d’un charroi automobile destiné aux administrateurs de territoires et au commissariat provincial de la Police. La rédaction y reviendra dans un article ultérieur.
Junior Lomanga

