Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, dimanche 1er février 2026, avoir repris le contrôle de la localité de Minembwe. Cette cité, située dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, abritait le quartier général des miliciens Twirwanero, qui combattent aux côtés des rebelles de l’AFC/M23, alliés de l’armée rwandaise.
Sous occupation depuis une longue période, Minembwe a été le théâtre de quatre jours d’intenses affrontements entre l’armée loyaliste et la coalition AFC/M23/Twirwanero.
Selon les FARDC, la coalition rebelle a subi de lourdes pertes et a été contrainte de battre en retraite.
« Désormais l’entièreté de la localité de Minembwe, autrefois occupée par la coalition armée rwandaise et M23-AFC/Twirwanero, aujourd’hui le 1er février 2026 ces rebelles ont connu d’énormes pertes en vies humaines, en armes et munitions. Après avoir senti la force supérieure des Forces armées de la RDC (FARDC), ces ennemis de la paix ont pris la poudre d’escampette et +les léopards+ se sont imposés et ont réussi finalement à occuper toute la localité de Minembwe et ses environs », a annoncé l’armée dans un communiqué signé par le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33e région militaire.
Elle a salué la « victoire musculaire » des forces loyalistes dans les moyens et hauts plateaux d’Uvira et de Fizi, une avancée qui s’inscrit, selon lui, dans le cadre du rétablissement progressif de l’autorité de l’État.
« Plus rien ne sera comme avant. Pendant 4 jours d’intenses combats opposés à la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC/Twirwaneho, les FARDC ont réussi à imposer leur stratégie sur la technique de l’ennemi de la paix qui combat sans aucun objectif, toujours à l’intérêt du Rwanda », a-t-il insisté.
Le porte-parole de la 32e région militaire a, de son côté, salué la sagesse et le patriotisme des notables de Minembwe, qui ont sensibilisé les jeunes à déposer les armes et à s’engager sur la voie de la paix prônée par le gouvernement congolais.
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Avant la reprise de Minembwe, les FARDC avaient déjà mis en débandade la coalition armée rwandaise et Twirwanero sur les axes Tuwetuwe–Mikenge Centre, Kalingi–Minembwe et Kakenge–Minembwe.
Au cours de ces opérations, l’armée loyaliste a également détruit quatre drones kamikazes de l’armée rwandaise dans les hauts plateaux de Minembwe, déployés, d’après les sources militaires, dans le but de freiner l’avancée des FARDC.
Située dans une zone montagneuse difficile d’accès, la localité de Minembwe constituait depuis plusieurs années une enclave où des groupes armés, notamment Twirwanero, imposaient l’insécurité en instrumentalisant les communautés locales, notamment les Banyamulenge.
Sa reprise par l’armée loyaliste est considérée par des analystes comme une affirmation de la souveraineté nationale.
Selon des sources sécuritaires, après avoir perdu de nombreux combattants utilisés comme boucliers humains, le chef de Twirwanero, Charles Sematama, se serait replié vers Lemera.
Jean Pérou Kabouira

