La guerre d’agression menée contre la République démocratique du Congo par le Rwanda et l’AFC/M23 a franchi une nouvelle étape le week-end dernier. Le gouvernement provincial de la Tshopo a annoncé une attaque de l’aéroport international de Kisangani-Bangoka à l’aide de drones kamikazes. Dans un communiqué, il affirme que tous les engins ennemis ont été neutralisés.
Ville de plus de 1,5 million d’habitants, Kisangani a été ciblée par ces drones dans la nuit de samedi à dimanche.
Selon le gouvernement provincial de la Tshopo, les engins transportaient « de munitions non conventionnelles composées de plusieurs sous-munitions, en violation flagrante de la loi de la guerre ».
Plus de peur que de mal, les autorités provinciales rassurent que « les huit drones ennemis ont été neutralisés avant d’atteindre leur cible ».
Signe que la situation demeure sous contrôle, aucune annulation de vol n’a été signalée à l’aéroport international de Kisangani-Bangoka.
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Mardi, l’AFC/M23 a revendiqué cette attaque. Le mouvement soutenu par l’armée rwandaise prétend avoir détruit « le centre de commandement des drones installé à l’aéroport de Kisangani », d’où l’armée mènerait des attaques dans des zones sous son occupation.
Une revendication lourde de conséquences, dans la mesure où l’aéroport international de Kisangani-Bangoka constitue une infrastructure civile protégée par le droit international humanitaire.
Les huit engins neutralisés seraient de drones kamikazes Yiha III de fabrication turque.
Jean Pérou Kabouira

