Home Nation Spoliation foncière à Kinshasa: même la résidence ivoirienne devient une proie

Spoliation foncière à Kinshasa: même la résidence ivoirienne devient une proie

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Pourtant couvert par une protection spéciale de l’État, conformément au droit international, notamment la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le patrimoine immobilier diplomatique de la Côte d’Ivoire en République démocratique du Congo est menacé. Dans un communiqué publié mardi 3 février 2026, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé avoir été saisi d’un cas de spoliation portant sur la parcelle abritant la résidence officielle de l’ambassade ivoirienne à Kinshasa.

Face à la gravité des faits, il a donné une injonction claire au procureur général près la Cour de cassation en vue de l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire à l’encontre des présumés spoliateurs.

La spoliation des biens publics et privés a atteint un niveau préoccupant en RDC. La commune de la Gombe, centre d’affaires de la capitale congolaise, s’est progressivement imposée comme l’épicentre de ce phénomène inquiétant.

Les spoliateurs semblent désormais n’avoir peur de rien, au point de s’attaquer à un patrimoine diplomatique appartenant à un pays ami.

Selon le ministre d’État, ministre de la Justice, la résidence ivoirienne menacée de spoliation a été acquise il y a 59 ans.

« Cette résidence, acquise par la Côte d’Ivoire depuis 1967, relève du patrimoine diplomatique protégé par le droit international, notamment par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. A ce titre, il est inviolable et ne peut faire l’objet d’aucune occupation, mutation ou appropriation illégale », a-t-il écrit.

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Le communiqué précise que les premières vérifications font état de manœuvres frauduleuses graves, constitutives des infractions liées à la spoliation d’un bien appartenant à autrui, ainsi que d’une atteinte aux obligations internationales de l’État.

« Face à la gravité des faits, le ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux a enjoint au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire à l’encontre des présumés spoliateurs et de tout complice éventuel », a précisé Guillaume Ngefa.

Le communiqué conclut que le gouvernement rappelle que « les biens diplomatiques bénéficient d’une protection spéciale de l’État et que toute tentative de spoliation desdits biens fera l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses, conformément à la loi ».

En attendant la suite de cette affaire, des sources généralement bien informées laissent entendre que les présumés spoliateurs feraient, en principe, partie de l’élite au pouvoir pour avoir osé s’en prendre à un bien diplomatique d’un pays ami. « Sinon, s’interroge un avocat, quel citoyen lambda aurait le courage de fouler son nez sur une telle parcelle ? » À suivre.

RD44

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