Tribune de Me Freddy-Marcel BONONGA
Du 18 février 2006 au 18 février 2026, la Constitution congolaise célèbre aujourd’hui ses 20 ans d’existence.
Fruit de la volonté consensuelle des Congolais d’abandonner la tyrannie, l’instabilité politique et institutionnelle, de mettre fin aux crises récurrentes et de bâtir un État de droit fondé sur le respect des principes et des valeurs démocratiques, afin de doter le pays d’un nouvel ordre politique.
Aujourd’hui, après quatre cycles électoraux, nous avons l’impression d’assister à un recul démocratique, marqué par la résurgence des contestations de légitimité. C’est précisément ce type de crise chronique qui avait conduit les Congolais à se réunir à Sun City en 2002, afin d’y mettre un terme et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire.
Cette démarche avait abouti à l’adoption d’une nouvelle Constitution démocratique, sur la base de laquelle le peuple congolais pouvait choisir souverainement ses dirigeants, au terme d’élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles.
Face à la recrudescence de la violence dans l’Est de la République démocratique du Congo, et pour mettre fin à ce cycle infernal de violences et de crises récurrentes, seul un dialogue inclusif, au terme duquel le peuple congolais scellera un pacte social pour vivre ensemble, permettra de résoudre les causes profondes de la violence et des guerres à répétition dans l’Est de la RDC ainsi que dans la région des Grands Lacs.
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