Malmenés sur plusieurs fronts, notamment à Rubaya où ils ont perdu leur porte-parole militaire Willy Ngoma ainsi que d’autres officiers, les rebelles de l’AFC/M23 ont de nouveau ciblé l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Le gouvernement provincial fait état d’attaques menées dimanche 1er mars, pendant les heures de pointe des activités aéroportuaires civiles, et assure que le système de défense aérienne a neutralisé quatre drones ennemis.
Dans un communiqué, le cabinet du gouverneur de la Tshopo a dénoncé des attaques menées par « des drones kamikazes chargés des sous-munitions » contre l’aéroport international de Bangboka, pourtant situé à plus de 1 000 kilomètres des lignes de front.
« Ces attaques se sont amplifiées pendant les heures de pointe des activités aéroportuaires civiles », indique le communiqué.
Comme lors des attaques menées et revendiquées les 31 janvier et 1er février 2026 par l’AFC/M23 contre l’aéroport international de Bangboka, il y a eu plus de peur que de mal.
« Quatre de ces drones ont été interceptés et abattus sur le ciel de Bangboka : le premier à 15h 48′, le deuxième à 17 h 30′, le troisième à 19h 30′ et le dernier à 19h 48′, alors qu’un appareil civil de la Compagnie africaine d’aviation (CAA) amorçait déjà son atterrissage depuis 19h 45‘ », précise le communiqué.
Le cabinet du gouverneur de la Tshopo remercie le président de la République, Félix Tshisekedi, « pour avoir doté Kisangani d’un système de défense aérienne de pointe », et salue le professionnalisme des FARDC ainsi que celui des partenaires.
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Comme lors des attaques aux drones menées en janvier et février, aucune victime n’a été signalée.
L’aéroport international de Kisangani-Bangboka est devenu un point stratégique depuis la prise de la ville de Goma par l’AFC/M23, appuyé par l’armée rwandaise.
Ville importante du pays, forte de plus de 1,5 million d’habitants, Kisangani figure parmi les principaux objectifs des rebelles.
Une cible difficile à atteindre, qui se révèle être le cimetière de leurs drones kamikazes.
Jean Pérou Kabouira

