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Kongo Central : Daniel Aselo méconnaît l’autorité de Félix Tshisekedi et risque gros!

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Le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo Okito sabote la décision de justice concernant la réhabilitation du gouverneur du Kongo Central, Atou Matubuana. Alors que le premier président du Conseil d’Etat, le Professeur Vunduawe Te Pemako a, lors de la rentrée judiciaire 2021-2022, sollicité l’implication personnelle du Président de la République et magistrat suprême pour mettre fin à certaines pratiques constatées dans le comportement de certains hauts responsables de l’Etat qui sabotent les arrêts de cette juridiction, il refuse de sortir de la poubelle.

Ce membre du gouvernement, avocat de surcroît, continue à remettre en cause la décision du Conseil d’Etat ordonnant la réhabilitation pure et simple du gouverneur du Kongo Central, Atou Matubuana.

« Nous en appelons à l’attention de Votre plus Haute autorité pour qu’il ne soit plus concevable aucun représentant de l’Etat, quel que soit le niveau de sa responsabilité, se permette de remettre en cause les décisions de justice. Le faire, c’est déjà dénouer de tout sens votre conviction de l’Etat de droit. Mais pas seulement, c’est aussi méconnaître votre autorité, parce que ces décisions sont exécutées au nom du Président de la République ». Cette déclaration de Félix Vunduawe Te Pemako, faite le 08 novembre 2021, devant le Chef de l’Etat, à l’occasion de l’audience solennelle et publique de la plus haute juridiction de l’ordre administratif en République Démocratique du Congo en dit long sur les dangers qu’ encoureraient ceux qui s’enteteraient à saboter les décisions du Conseil d’Etat.

Force est de constater que moins de dix jours plus tard, le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo fait fit de cette mise en garde.

Déterminé à empêcher à tout prix à Atou Matubuana de reprendre son fauteuil de gouverneur de la province du Kongo Central d’où il l’a irrégulièrement injecté, il snobe littéralement le Chef de l’État.

Pour de raisons inavouées, le VPM de l’intérieur bloque l’exécution de l’ordonnance en référé- libéré rendue le 22 octobre 2021 par le Conseil d’Etat, portant notamment la suspension des effets de la décision portant organisation de l’intérim ouvert aux fonctions de Gouverneur de la province du Kongo Central contenu dans son message officiel daté du 5 septembre dernier.

Agacé, le Procurer Général, en sa qualité de garant de la légalité administrative, ordonne à Daniel Aselo de procéder urgemment à l’exécution de l’ordonnance précitée.

« Monsieur le vice-premier ministre, j’ai l’avantage de rappeler à votre bonne attention que, par son ordonnance en référé-liberté rendue en date du 23 octobre 2021 sous ROR 320 et vous notifiée par exploit d’huissier du 26 octobre 2021, le Conseil d’État a suspendu les effets de la décision portant organisation de l’intérim ouvert aux fonctions de gouverneur de la province du kongo centrale contenue dans le message officiel N°25/cab/vpm/minintercedecac/adwkd/086/021 du 5 septembre 2021 du vice-premier ministre, ministre l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires Coutumières », écrit le procureur Général Octave Tela à Daniel Aselo.

Il a précisé ce qui: « à ma qualité d’Officier du Ministère public près le conseil d’État et garant de la légalité administrative, je vous invite à procéder à l’exécution de la dite ordonnance, conformément aux prescrits de l’article 250 de la loi organique n°16/027 du 15 octobre 2016 sur la juridiction de l’ordre administratif ».

Selon des observateurd, au plan administratif, le refus de Daniel Aselo d’exécuter l’Ordonnance du Conseil d’Etat risque de lui causer des ennuis judiciaires, lui qui est très critiqué aussi sur son implication négative dans la crise politique qui sévit dans la province du Sankuru.

Au plan politique, le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières risque gros car, bombardé à ce poste sans une base électorale ni assise politique(il n’a jamais été élu même chef d’avenue), son départ du gouvernement pour faute lourde serait synonyme d’une mort politique prématurée.

« Au-delà de tout, analyse un expert en sociologie, en tenant coûte que coûte à maintenir un gouverneur intérimaire à la tête du Kongo Central alors que le Conseil d’État a réhabilité le titulaire, il risque de passer aux yeux de la population du Kongo Central comme un fauteur de troubles et le Chef de l’Etat connaissant l’attachement de cette province à l’ordre, ne laissera pas son acte longtemps impuni ».

Jean Pérou Kabouira

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