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RDC: Quand l’intelligence stratégique du FCC renvoie les combattants de l’UDPS dans la rue

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Le Front Commun pour le Congo (FCC) s’est doté d’une écrasante majorité au Sénat à l’issue de l’élection sénatoriale du 15 mars 2019. S’appuyant sur une stratégie bien huilée et la discipline de ses élus provinciaux, le camp politique de l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila est dorénavant le seul maitre du parlement et incontournable dans la gestion de toutes les institutions du pays.

En face, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a essuyé un fiasco et ses militants sont très en colère contre leurs députés provinciaux qu’ils accusent d’avoir été corrompus.

Décidément, les stratégies mises en place par Evariste Boshab, Néhémie Mwilanya, Adolphe Lumanu, Henri Mova et consorts sont payantes et donnent des insomnies à ceux criaient à la fin du régime de Kabila. Après l’Assemblée nationale, les Assemblées provinciales et maintenant le Sénat, ils ont presque tous les moyens constitutionnels nécessaires pour contrôler le Président de la République. Ce dernier est condamné à revoir sensiblement à la baisse ses ambitions. Sinon, tout peut arriver…

En effet, avec 84 sièges sur les 100 en attendant l’organisation de l’élection sénatoriale dans les provinces du Maindombe et du Nord-Kivu, le FCC a maintenant assez de latitude dans les deux chambres du parlement pour mettre de pression sur le Chef de l’Etat et jouer un grand rôle dans l’organisation future de l’Etat.

L’inquiétude s’empare des combattants de l’UDPS

En outre, au regard de la Loi fondamentale de la RDC, le FCC est dorénavant pleinement équipé pour prendre des actions qui n’arrangeraient pas le Président de la République, entre autres la révision constitutionnelle sur les matières autorisées et une procédure de sa destitution. C’est en tout cas ce que certains juristes affirment à la lecture de l’article 166 de la constitution.

Celui-ci stipule exactement que « la décision de poursuite ainsi que la mise en accusation du président de la République et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement composant le congrès suivant la procédure prévue par le règlement intérieur ».
Fatshi pourra ainsi être poursuivi pour différentes infractions, notamment « haute trahison », « délits d’initié », « atteinte à l’honneur » ou encore « corruption ».

Par ailleurs, non contents du comportement de leurs élus provinciaux, particulièrement ceux de Kinshasa, qu’ils accusent d’avoir monnayé leurs voix, les combattants de l’UDPS les interdisent de ne « plus mettre les pieds » au siège du parti.

Plus radicaux, ceux du Nord-Kivu auraient exigé la démission du Secrétaire général du parti, Jean Marc Kabund.
L’euphorie a donc laissé place aux manifestations et à la colère à la 10ème rue Limete au siège du parti du feu Etienne Tshisekedi.

En tout cas pour les militants, le fait pour les 12 députés provinciaux de Kinshasa de ne pas élire un seul sénateur sur 8 que compte la capitale congolaise est une preuve qu’ils ont été corrompus. Malheureusement pour eux, manifester ne changera rien.

Au contraire, cela reviendrait à ne pas arranger les affaires de Félix Tshisekedi qui se trouve dans le tourment.

Des mesures importantes en vue

Heureusement que dans son rôle de Garant de la Nation, il a promis de prendre de mesures importantes ce lundi 18 mars 2019 à l’issue d’une importante réunion interinstitutionnelle.

Ce, a précisé le communiqué signé par son Directeur de cabinet Vital Kamerhe, « dans le strict respect de la constitution et de la loi électorale, pour préserver la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du territoire national ».
D’aucuns souhaiteraient que ces mesures aillent dans le sens de la suspension des résultats de l’élection sénatoriale et évidemment du report de l’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs des provinces prévue le 26 mars 2019.

ALT.

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