Home Politique Couvre-feu : Le Général Kasongo accusé de cracher sur l’arrêté ministériel de Gilbert Kankonde

Couvre-feu : Le Général Kasongo accusé de cracher sur l’arrêté ministériel de Gilbert Kankonde

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C’est sur le bouleversement Sendwe que le Général Kasongo a fait sa loi vers minuit trente, ce jeudi 11 mars 2021, en interpellant un groupe de personnes.

Tous les documents brandis pour justifier le non-respect du couvre-feu par ces personnes n’ont pas convaincu le commissaire provincial de la police dans la ville de Kinshasa.

Accompagné de plus de vingt policiers, le Général Kasongo a bloqué ds journalistes du quotidien La Prospérité, qui allaient à l’imprimerie pour déposer les dernières calques et du personnel médical qui revenait apparemment de leur lieu de travail. « Allez écrire dans votre journal que c’est moi qui vous ai arrêté. Je n’écoute personne en ce moment. Votre journal peut sortir même après 1 mois. Vous allez passer nuit ici », a-t-il lancé.

Dans le lot des personnes interpelées, il y avait même de responsables d’une formation hospitalière.

Et pourtant, l’article 2 de l’arrêté ministériel n°25/CAB/VPM/MININTERSECAC/GK/032/2020 du 17 décembre 2020, portant modalités pratiques d’exécution des mesures de limitation contre la deuxième vague de la pandémie Covid-19, stipule : « Dans l’intérêt de la sécurité publique et pour protéger la santé publique, il est imposé les seules restrictions suivantes aux droits et libertés garantis et ce, jusqu’à nouvel ordre : un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, seront autorisés à circuler pendant des heures du couvre-feu : les personnes se trouvant en situation d’urgence sanitaire ; le personnel soignant, les membres des institutions publiques qui, en raison de leurs fonctions professionnelles, sont tenus à la protection et au maintien de l’ordre public ou à exercer les tâches pendant les heures de couvre-feu ; les véhicules de catégorie poids lourds ; les passagers empruntant les de nuit et leurs accompagnateurs limités à trois, les travailleurs de nuits munis d’une attestation de travail signée par l’autorité de l’entité concernée .»

En réalité, depuis que le couvre-feu a été décrété, beaucoup de bavures policières ont été observées. On déplore notamment, quelques cas d’extorsion des téléphones, argent et chaises des paisibles citoyens au quotidien.

En plus, aucune mesure barrière n’est respectée par les policiers dans les barrières érigées dans la ville de Kinshasa. Certains policiers s’enivrent et traitent avec peu d’égard les passants.

J.N.

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