Home Politique Élections provinciales : Et si on cooptait les personnes vivant handicaps à la place des chefs coutumiers ?

Élections provinciales : Et si on cooptait les personnes vivant handicaps à la place des chefs coutumiers ?

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A deux ans et demi des élections générales prévues en 2023, l’Assemblée nationale s’apprête à apporter des réformes électorales importantes. La Loi n°15/001 du 12 février 2015 modifiant et complétant la Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée par la loi n°11/003 du 25 juin 2011 pourra être concernée.

Une certaine opinion estime qu’il serait plus juste de donner plus de chance aux personnes à mobilité réduite, généralement peu lotis, qu’aux chefs coutumiers, de siéger dans les assemblées provinciales. Explication.

Situés à l’intercession d’intérêts locaux, provinciaux et nationaux, les chefs coutumiers sont courtisés par les politiques. Loin d’être de pauvres villageois, la plupart d’entre eux font partie des citoyens les plus nantis de leurs contrées. Ils détiennent de portions importantes de terres, champs, rivières et des bétails.

A dire vrai, les chefs coutumiers ne manquent pas des moyens nécessaires pour compétir aux élections provinciales. Mais, pour de raisons évidentes, le législateur leur a accordé l’avantage d’être cooptés dans les Assemblées provinciales.

La procédure y afférente est définie par les articles 152, 153, 154, 155 et 156 de la Loin°15/001 du 12 février 2015 modifiant et complétant la Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections générales telle que modifiée par la Loi n°11/003 du 25 mars 2011.

Suite à l’application de cette loi, il s’est avéré que les inégalités entre les chefs coutumiers ont été renforcées. En effet, sur les 26 provinces que compte le pays, une seule province a enregistré une femme cheffe coutumière cooptée députée provinciale.

Quant aux chefs coutumiers cooptés, certains d’entre eux affichent une proximité suspecte avec de leaders politiques, ce qui laisse à penser qu’ils ont bénéficié de certaines faveurs.

En réalité, avec les moyens que leur offre leur position sociale, ils pouvaient facilement se faire élire sans avoir besoin de passer par la cooptation s’ils s’étaient portés candidats.

D’où pour une certaine opinion, il faudrait modifier cette disposition pour permettre aux autres couches sociales ayant moins de moyens de se faire élire, à être cooptées. C’est le cas de femmes et surtout des personnes à mobilité réduite.
Faire ainsi ne serait que le triomphe de l’équité.

Et, les Chefs coutumiers ne pourront pas s’énerver. Après tout, ils ne seront pas bousculés dans leur rôle de relais ruraux.

ALT.

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