Home Politique Malgré les états généraux de l’ESU: L’année académique 2021-2022 perturbée

Malgré les états généraux de l’ESU: L’année académique 2021-2022 perturbée

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Plus de deux mois après le lancement officiel de l’année académique 2021-2022 par le Ministre de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU), Muhindo Nzangi, le 05 janvier dernier à l’Académie des beaux-arts, les cours ne sont toujours pas dispensés régulièrement dans beaucoup d’établissements publics. Les professeurs et les corps scientifiques attendent la mise sur pied d’une commission paritaire devant traiter leurs revendications.

Annoncé pour le 7 mars, le début des travaux de ladite commission se fait encore attendre.

La grève étant officiellement levée, les étudiants devraient normalement suivre tous les enseignants prévus dans le calendrier de leurs institutions respectives. Sur le terrain, notamment à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), à l’Académie des Beaux Arts ou encore à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), les cours n’ont pas encore véritablement débuté.

Aucune raison n’est avancée, toutes les autorités académiques contactées refusant de répondre à nos questions. Les étudiants eux, semblent en avoir marre et se disent prêts à manifester pour interpeller les autorités gouvernementales.

Entre temps, Muhindo Nzangi a entamé une caravane nationale dite de vulgarisation du système LMD à l’intérieur du pays.

A l’IFASIC, certains membres du personnel académique, scientifique et administratif sont pourtant présents presque chaque jour. Mais personne ne semble être prêt à donner cours. Les délégués des étudiants ne comprennent pas leur attitude mais disent accepter la situation.

En principe, explique un expert, la rentre académique 2021-2022 ne devrait poser aucun problème dans la mesure où celle-ci est intervenue quelques semaines après la tenue des états généraux de l’ESU à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.

A en croire le discours officiel du ministre sectoriel, tous les problèmes qui rongent l’enseignement, supérieur et universitaire entre autres le salaire des professeurs et des membres du corps scientifiques avaient trouvé solution lors de ces assises.

D’autre part, force est de constater que certains professeurs, chefs de travaux et assistants poursuivent la grève sèche alors que celle-ci a été levée par leurs syndicats après leur rencontre avec le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

Junior Lomanga