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Programme Sino-Congolais : Rien à reprocher à Moïse Ekanga selon le BCPSC

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« Le Secrétaire exécutif du Bureau de Coordination et de suivi du Programme Sino-Congolais, le Pasteur Moïse Ekanga Lushyma n’a pas géré les fonds du Programme Sino-congolais. Il est inacceptable de l’exposer à l’indignité et au déshonneur ». C’est en ces termes que le Porte-parole du Bureau de Coordination et de suivi du Programme Sino-Congolais (BCPSC), John Omombo, a confondu les auteurs des enquêtes présentant une face sombre et désolante du projet de coopération Sino-congolais.

Dans une des salles de Fleuve Congo Hôtel remplie de journalistes des médias locaux et internationaux, ce lundi 06 décembre 2021, il a démonté, l’une après l’autre, les accusations faites par des ONG et des médias internationaux contre le coordonnateur du BCPSC en particulier et la Sino-congolaise des mines (SICOMINES SA) en général.

Dénonçant ce qu’il a qualifié des « prétendues enquêtes aux procédures et conclusions biaisées », il a exprimé sa solidarité à Alain Foka, journaliste panafricain travaillant pour RFI, « pour l’humiliation subie à cause de la vérité sur la République Démocratique du Congo ».

Il a déploré que « jamais un service public n’a fait l’objet d’attaques et des critiques amères comme le BCPSC » et que « jamais un projet minier n’a reçu des flèches empoisonnées comme la SICOMINES ».

Pour tordre le cou aux spécialistes autoproclamés sur le Congo, le porte-parole du bureau de Coordination et de suivi du Programme Sino-Congolais a rappelé l’abécédiaire de la SICOMINES.

« La Sino-congolaise des mines est issue de la convention signée entre la République Démocratique du Congo et le Groupement d’entreprises chinoises. Elle n’est pas une structure née d’un contrat entre individus. Les infrastructures minières sont assurées, financées et réalisées par la SICOMINES. Quant aux infrastructures de base, infrastructures gouvernementales, elles sont réalisées par les entreprises mais les contrats sont négociés et signés par la partie congolaise représentée par le ministère des ITPR et les entrepreneurs », a indiqué John Omombo.

Accusé sans avoir géré

Pour rassurer une certaine opinion qui croit que le coût des infrastructures pèserait sur le trésor public, il a expliqué que la RDC bénéficie des infrastructures en dehors du site du projet et que la dette de la SICOMINES sera payée par elle-même.

« Dans ses rapports, la DGDP présente le projet SICOMINES comme un passif conditionnel. Donc, le projet n’est pas inscrit dans le compte de la dette », a-t-il relevé.

Soutenant que le BCPSC et son secrétaire exécutif, le pasteur Moïse Ekanga sont des victimes de diabolisation, John Omombo s’est livré à un exercice pédagogique pour tirer les choses au clair.

« Le Bureau de Coordination et de suivi du Programme Sino-congolais est un service public placé sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement. Il assure le suivi de l’exécution de la Convention de collaboration entre la République Démocratique du Congo et le Groupement d’entreprises chinoises relative au développement d’un projet minier et d’un projet d’infrastructures en RDC signée le 22 avril 2018(…) Il ne gère pas les fonds du programme », a-t-il dit.

Pour mettre fin à la confusion, John Omombo a insisté sur le fait que « le BCPSC ne voit pas l’argent, ne voit que les projets ».

Du coup, le porte-parole du bureau de Coordination et de suivi du programme Sino-congolais a ajouté qu’on ne peut pas demander de comptes à quelqu’un qui n’a pas géré.

« Le Secrétaire exécutif du BCPSC, le pasteur Moïse Ekanga Lushyma, n’a pas géré les fonds du Programme Sino-Congolais. Il est inacceptable de l’exposer à l’indignité et au déshonneur. Ceux qui se sont imposés cette mission malveillante de le salir peuvent désormais se calmer », a conclu le Porte-parole du BCPSC.

Jean Pérou Kabouira