Home Politique Économie: Le Cimentier PPC BARNET DRC se plaint de la pression fiscale et de la concurrence déloyale

Économie: Le Cimentier PPC BARNET DRC se plaint de la pression fiscale et de la concurrence déloyale

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La cimenterie PPC BARNET DRC sollicite l’aide de l’État pour notamment empêcher ce qu’elle considère comme les importations illégales et non concurrentielles des ciments. Le Directeur général de cette entreprise basée à Kimpese dans la province du Kongo Central, Iqbal Omar, a annoncé, vendredi 10 décembre 2021, une restructuration de sa dette vis-à-vis de ses partenaires pour des raisons d’ordre politique et économique.

Disposant d’un outil de production de dernière génération avec une capacité de 1,2 million de tonnes de ciment par an, PPC BARNET DRC est une usine intégrée de production de ciment. Elle représente un investissement de 300 millions de dollars américains et produit du ciment de qualité supérieure sous la marque Surecem(32.5) et le Surcast(42.5). Cette société emploie 150 salariés avec quatre bureaux commerciaux basés à Mbuji-Mayi, Kisangani, Mbandaka et Gemena.

Malheureusement, ses responsables fustigent le manque des grands travaux au pays, qui selon eux, pénalisent les cimentiers.

« Nous avons une usine de 1,20 millions des tonnes mais nous produisons 34% ou 40% de nos capacités. Nous sommes sur un marché en manque des projets d’infrastructures qui nous permettent d’accéder dans toutes les régions du pays », a fait remarquer Iqbal Omar.

Il a révélé que le montant de la dette effective de l’usine moderne de Kimpese restructurée est estimé à 164 millions de dollars américains. Des prêts d’actionnaires d’un montant de 183 millions de dollars ont été capitalisés pour rétablir la solvabilité et la liquidité de PPC Barnet.

Améliorer les conditions d’accès au pays

Outre le manque des grands travaux, il a relevé également parmi les raisons ayant occasionné ce grand changement au sein de PPC Barnet, l’incapacité en profondeur des Ports de Matadi, pour faire accéder le charbon, élément très capital dans la fabrication du ciment.

« Pour réaliser le ciment, nous avons besoin de l’électricité et du charbon du gaz. Nous importons 10 000 tonnes de charbon du marché national et plus international. Le charbon entre l’année dernière et cette année a augmenté de 200%. Et Matadi n’étant pas un port en eau profonde, nous n’arrivons pas à faire accoster des grands bateaux transportant du charbon. Il faut des grands travaux pour améliorer les conditions d’accès au pays », s’est plaint le DG de PPB BARNET DRC.

Il a ajouté que la pression fiscale et les factures exhorbitantes d’électricité constituent des charges qui ne permettent pas à l’entreprise de bien fonctionner.

« Il y a également le coût de l’électricité que nous payons à la SNEL, qui est complètement élevé par rapport aux autres pays. Mais aussi la pression fiscale forte. Nous payons plus de 66 taxes. Par rapport aux autres pays africains, c’est trop. On paye des taxes inexplicables: taxe sur la reconstruction, sur l’estampillage….», a-t-il révélé.

Et au numéro un de PPB BARNET DRC de renchérir qu’ « au Congo Brazzaville et en Namibie, il n’y a que 13 taxes. Ça pénalise la profitabilité et la rentabilité de l’entreprise. Les autorités du pays doivent nous aider ».

Plus loin, il a précisé que le climat des affaires est parfois complexe. A ce propos, Iqbal Omar a évoqué le cas des périodes des gouvernements intérimaires durant lesquelles « beaucoup de dossiers ont été suspendus jusqu’à l’arrivée du nouveau gouvernement ».

Junior Lomanga