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RDC: 190 organisations de la société civile appellent le gouvernement à mettre fin à la spoliation du parc national des Virunga

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Elles dénoncent ce qu’elles considèrent comme le silence coupable des autorités, tant au niveau provincial que national, face à l’occupation du parc national des Virunga de manière illégale.

Dans une lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, 190 organisations, membres du regroupement des organisations de la société civile œuvrant dans la protection de l’environnement (ROPE) fustigent une distribution aux personnes se réclamant avoir gagné le procès contre le parc national des Virunga, des lopins de terres dans le périmètre légalement reconnu comme faisant partie intégrante de ce parc.

Ces organisations invitent le gouvernement à s’investir pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme l’envahissement d’une grande étendue du parc national des Virunga dans les alentours des localités de Nzulo, Kasengesi et environs dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Selon Me Olivier Ndoole, Secrétaire exécutif de l’Alerte Congolaise pour l’environnement et les droits de l’Homme (AACEDH), le regroupement de ces organisations de la société civile entendent à travers leur missive, dénoncer « une certaine complicité qui se rétrace à partir de Kinshasa jusqu’au niveau provincial, qui observe passivement comment des gens occupent le parc de manière illégale ».

Les signataires de la lettre adressée au président de la République affirment qu’il n’y a jamais eu une décision du gouvernement pour déclasser une partie située dans le parc dans la région de Nzulo.

« Même si on prétendait qu’il y a eu une décision judiciaire et l’opacité dans laquelle le procès a été mené, la République aurait été amenée au niveau des Cours et tribunaux et que la République aurait été condamnée, l’ICCN{ndlr, institut congolais de la conservation de la nature } n’a jamais été appelé dans le procès au premier degré et il est venu en tierce opposition et à l’heure actuelle, il y a des voies extraordinaires au niveau de hautes instances judiciaires. Et donc, il n’existe pas une décision définitive pouvant permettre une exécution mais aussi, au-delà de cela, juridiquement, on ne peut pas mener une exécution forcée contre la République », a expliqué Me Olivier Ndoole face à la presse.

Junior Lomanga