Home Politique Investiture de nouveaux Gouverneurs de provinces: Félix Tshisekedi fait triompher l’État de droit

Investiture de nouveaux Gouverneurs de provinces: Félix Tshisekedi fait triompher l’État de droit

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Le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a investi, par Ordonnances, le 9 juin 2022, les Gouverneurs et vice-gouverneurs de 7 provinces sur les 14 dans lesquelles s’est déroulée la dernière élection. Il s’agit du Haut-Lomami, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Kongo Central, Sankuru, Tanganyika et Kwango. Il vient, à travers ces investitures, de rendre effectif son contrôle du pouvoir dans ces provinces. Les 7 autres provinces devraient attendre l’issue des dossiers en cours de traitement devant les instances judiciaires en rapport avec les contentieux.

Pour une certaine opinion, le Chef de l’Etat a fait preuve de sagesse et de prudence, en ne prenant pas des Ordonnances d’investirure des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces concernées par les arrêts du Conseil d’Etat, au centre des polémiques, et qui sont contestés par la ministre d’Etat à la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo.

Il s’agit de celles de la Tshopo, Mongala, Maniema et Maï-Ndombe où le dossier de l’agression d’un Procureur Général reste impuni.

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Plusieurs congolais interrogés par alternance.cd encouragent le Président de la République à nommer des Commissaires spéciaux dans ces provinces à problème. Ils lui suggèrent de nommer non pas des politiques mais plutôt des hauts fonctionnaires de l’État, en s’inspirant de la Belgique, qui a été pendant de longs mois administrée par des hauts fonctionnaires de l’Etat. Ce, demande-t-on à Félix Tshisekedi, après avoir dissolu les Assemblées provinciales, pour servir de leçon à d’autres provinces.

Lualaba : Une tâche noire

Alors que les 14 provinces dans lesquelles s’est tenue la dernière élection des voit et/ou de vice-gouverneurs connaissent leurs dirigeants ou les connaîtront bientôt, y compris le Sud-Ubangi où va se tenir l’élection du gouverneur et vice-gouverneur, c’est le statut quo dans le Lualaba.

En effet, alors que le Gouverneur élu, Richard Muyej n’a jamais été destitué par l’Assemblée provinciale ni inculpé ou condamné par la justice, la Vice-gouverneur continue à assumer son intérim, qui a trop duré. Avec le temps qui court, le Lualaba est devenu un mangeoire pour des membres de la haute sphère du pouvoir congolais, au point que Kolwezi est devenu un lieu de forte attraction.

Pour son honneur et en vue de ne pas donner à la population l’impression que l’Etat de droit qu’il prône est à double vitesse, Fatshi est vivement appelé à trancher sur le cas du Lualaba.
« Soit il remet en place le Gouverneur Richard Muyej, qui a été blanchi tant par la justice que par l’IGF, soit il l’amène à démissionner pour que soit finalement organisée l’élection du nouveau gouverneur », estime un analyste politique, qui note avec regret que ce qui se passe au Lualaba est une escroquerie politique.

D’ailleurs, d’aucuns fustigent le réaménagement du gouvernement provincial du Lualaba par Fifi Masuka, en violation selon ceux qui s’y opposent, des textes règlementaires.

JPK