Ce jeudi 24 février 2022, ça tire sérieusement en Ukraine. Des frappes russes sont en cours sur une demi-douzaine de villes ukrainiennes, notamment à Kiev et Kharkiv. Des étudiants congolais se trouvant dans ces villes et dans d’autres lancent un SOS au gouvernement pour trouver les moyens de les évacuer.
« Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv [Ndlr au nord, à la frontière biélorusse], Soumy [au nord-est, à la frontière russe], Lougansk et Kharkiv [à l’est, à la frontière russe] », ont rapporté les garde-frontières ukrainiens, vidéo à l’appui.
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, jeudi matin, une « opération militaire » en Ukraine pour, selon lui, défendre les séparatistes de l’est du pays, malgré les sanctions infligées par l’Occident. Dans cette prise de parole surprise à la télévision russe, il a appellé les militaires ukrainiens « à déposer les armes ».
Peu après les déclarations du président russe, de puissantes explosions ont été entendues à Kiev, Odessa, et dans l’est de l’Ukraine, selon des journalistes sur place.
Dans la capitale, plusieurs explosions ont été entendues dans le centre-ville. Les sirènes d’avertissement anti-bombardement ont par ailleurs retenti dans le centre de Kiev et à Lviv, dans l’ouest du pays.
C’est justement à partir de la capitale Ukrainienne que des étudiants congolais ont contacté nos confrères d’ouragan.cd pour lancer un message de détresse au gouvernement de leur pays.
« C’est un peu bizarre. Ici en Ukraine, il y a plus de mille étudiants congolais. Le Nigeria, l’Algérie et la Tunisie ont évacué leurs étudiants. Mais nous les congolais, il n’y a pas moyen parce qu’il n’y a pas d’ambassade congolaise ici en Ukraine…», s’alarme G. Ilunga, un étudiant congolais basé à Kiev.
Gros problème : les aéroports ukrainiens sont fermés au trafic.
ALT.