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RDC:  Gécamines retrouve ses rivages

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La période de vaches maigres qu’a connue la Générale des Carrières et des Mines (GECAMINES) n’est plus qu’un lointain souvenir. La société minière publique s’est éloignée de très loin de la zone de faillite qu’elle a frôlée il y a près e dix ans à cause notamment de la pléthorique du personnel, un chiffre d’affaires en dessous du seuil de rentabilité.

Ce, grâce à une vision managériale axée sur les résultats et la rigueur instaurée par l’actuel comité de gestion et le Conseil d’Administration présidé par Albert Yuma. Ce dernier a, de commun accord avec les autres membres du conseil d’administration, pris la décision stratégique de refaire de Gécamines la première entreprise minière de la République démocratique du Congo.

Pour y arriver, il s’est basé sur trois majeurs à savoir, le redéveloppement d’un outil minier propre répondant aux standards internationaux, le rééquilibrage des partenariats et la reconstruction d’une organisation adaptée à la concurrence internationale.

Et avec la reprise de la production de la cathode de cuivre, on tend vers l’aboutissement de cette vision qui augure un avenir radieux pour le secteur minier congolais en général et la Générale des Carrières et des mines en particulier.

N’en déplaise à certaines ONG internationales qui multiplient des rapports contre ses dirigeants.

Il suffit de faire un tour dans les usines de Shituru(Panda) dans la ville de Likasi, à 120 km de Lubumbashi pour se rendre compte de la renaissance de cette société publique. Des anciennes installations datant de l’époque de l’Union minière du Haut-Katanga(UMHK) ont été retapées, ce qui fait la fierté du Directeur Général de Gécamines, Jacques Kamenga Tshimuanga.

Interrogé par nos confrères de Busines et Finances, il s’est dit fier de prouesses réalisées au cours de dernières années et affirmé que l’époque de l’UMHK et de Gécamines d’antan est révolue. « Si l’on veut reconstruire un champion national, cela ne pourra se faire qu’en acceptant d’oublier l’ancienne Gécamines, celle qui, dans les faits, n’existe plus depuis près de 20 années, depuis la libéralisation du secteur minier et la cession de la quasi-totalité de nos titres miniers à des joint-ventures, et en accompagnant les efforts entrepris pour créer une nouvelle Gécamines, enfin en phase avec son nouvel environnement », a-t-il expliqué.

A l’en croire, pour en arriver là, les dirigeants de la Gécamines ont dû prendre certaines décisions impopulaires qui leur ont attiré des injures et des menaces de toutes sortes de la part de leurs détracteurs.
Parmi ces décisions, il a cité notamment la fermeture pure et simple de certaines installations entre autres, les concentrateurs de Kambove (KVC), de Kolwezi (KZC) et les Usines métallurgiques de Kolwezi ; de grands investissements pour la modernisation d’autres installations à l’instar de la salle d’électrolyse des Usines métallurgiques de Shituru. « Le conseil d’administration a alors décidé de focaliser les investissements dans les unités opérationnelles de la filière allant des mines de Kamfundwa et Kamatanda jusqu’aux Usines de Shituru qui est la seule opérationnelle à ce jour», a-t-il poursuivi.

Des réalisations  qui ridiculisent les détracteurs des dirigeants de Gécamines

Ces gros investissements ont rendu possible la certification et la relance opérationnelle des mines de Kamatanda et Kamfundwa, lesquelles permettent aujourd’hui à Gécamines de disposer d’un potentiel minéral certifié et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.

C’est dans ce cadre que le montage financier de 23 millions fait en 2013 a rendu possible l’installation d’un concentrateur gravimétrique à Kamfundwa (HMS). Cet équipement que l’on présente à tort « un outil onéreux», permet aujourd’hui d’alimenter en concentrés les Usines de Shituru. Un autre montage financier a permis l’installation d’une usine de concassage à Kamatanda.

Celle-ci est opérationnelle depuis le début de cette année et c’est grâce à elle que les minerais broyés alimentent l’unité de lixiviation en tas de Panda (Heap Leach de Panda) qui achemine à son tour par pompe la solution contenant du cuivre vers la salle d’électrolyse des Usines de Shituru, où sont produites les cathodes de cuivre High Grade. Elle a coûté 17 millions de dollars. 

D’autres grandes réalisation qui prouvent que Gécamines a retrouvé ses rivages est l’implémentation des trois Unités de lixiviation en tas (Heap Leach) à Shituru en 2015, Kamfundwa en 2017 et Panda en 2019 et l’installation d’une Unité d’extraction par solvant (SX).

Ces outils et les travaux de construction d’une nouvelle salle d’électrolyse actuellement en cours à Shituru ont coûté à la société 65 millions de dollars américains. « Tous ces investissements sont aujourd’hui arrivés à maturité, notamment grâce à une accélération forte de la mobilisation de nos ressources financières en 2017 et 2018, années au cours desquelles plus de 52 millions de dollars ont été affectés à ces projets», a révélé le DG de Gécamines.

ALT.

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