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Portefeuille : Les membres du cabinet Clément Kuete livrent Adèle Kahinda à l’IGF

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La Ministre d’Etat au Portefeuille, Adèle Kahinda, fait l’objet d’un regard soupçonneux de la part des membres du cabinet de son prédécesseur, Clément Kuete. Ces derniers la soupçonne d’avoir fait main basse sur leurs primes de rétrocession des mois de janvier, février, mars et avril 2021.

Pour avoir le cœur net et en vue de savoir s’ils peuvent ou non la traduire devant les instances judiciaires, ils ont saisi officiellement l’Inspection Générale des Finances (IGF) pour l’inviter à fouiner sur la destination qu’auraient prise ces fonds.

Sur base des documents qu’ils affirment avoir obtenu à la DGRAD, les membres du cabinet Kuete indiquent qu’ils ont contribué à la mobilisation des recettes dues au Trésor public pour les mois de janvier, février, mars et avril 2021.

Ils notent qu’à la remise et reprise entre les ministres sortant et entrante, ils n’ont pas bénéficié de ce qu’ils considèrent comme leurs droits inhérents à cette prime, au motif que le ministère des Finances n’avait pas encore libellé les fonds.

« Lesdits fonds ayant été débloqués par la suite, nous ignorons les raisons à l’origine du non paiement de cette prime en notre faveur. Toutes les actions visant à obtenir un éclairage à ce sujet auprès de Madame la Ministre d’Etat, Ministre du Portefeuille sont demeurés vaines. Il s’agit notamment de notre demande d’audience de fin juin 2021 et de nos deux lettres », ont écrit les membres du cabinet Clément Kuete à l’Inspecteur Général, Chef de service, Jules Alingete.

Ils expliquent que la prime de rétrocession étant une motivation due au personnel du service d’assiette ayant effectivement presté durant la période de sa mobilisation, elle ne peut être raisonnablement affectée à d’autres fins ni allouée à des personnes qui n’ont pas travaillé à cette période.

Ils soutiennent qu’en l’espèce sous examen, toute disposition postérieure contraire, éventuellement prise par l’autorité hiérarchique, ne peut rétroagir en vertu de la règle intangible des droits acquis.

« Eu égard à ce qui précède, nous recourons à votre haute instance pour que la lumière soit faite sur ce dossier, afin de nous permettre d’introduire notre plainte auprès des instances compétentes, dans le but d’obtenir restauration de nos droits avec dommages et intérêts », ont poursuivi les membres du cabinet Clément Kuete dans leur missive à l’IGF, avec ampliation notamment au Président de la République, au Président du Sénat et Autorité morale de l’AFDC, regroupement politique dont est issue Adèle Kahinda, au Premier ministre ou encore au Ministre des Finances et à la principale intéressée.

Jean Pérou Kabouira