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Tricherie et corruption : Yolande Ebongo sort de la fonction publique le pagne dans les cuisses

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Le départ de Yolande Ebongo du ministère de la Fonction publique constitue un motif de satisfaction pour les cadres et agents de l’Administration publique. En cédant son fauteuil ce mardi 27 avril 2021 au Vice-premier ministre Jean-Pierre Lihau, elle laisse derrière elle une image sulfureuse qui va la suivre partout. Bien plus, elle risque d’être poursuivie par la justice, tellement elle a des dossiers sales.

« Réforme et modernisation de l’Administration publique », « rajeunissement de l’Administration publique », « mise à la retraite honorable des agents publics », « Jeunes professionnels », « Politique salariale », « Système intégré de gestion des ressources humaines de la Fonction publique » … Ces concepts qui faisaient la fierté des fonctionnaires de l’État ont disparu sous la gestion de Yolande Ebongo.

A la place, on a assisté à des actes irréfléchis et illégaux qui ont irrité non seulement les agents et cadres de l’Administration publique mais aussi le Chef de l’Etat. Exacerbé, ce dernier s’est vu obligé d’instruire son Directeur de Cabinet afin de recadrer à plusieurs reprises la désormais ex ministre de la Fonction publique.

On se souvient notamment de la tricherie manifeste dont elle était accusée dans le dossier des Secrétaires Généraux de l’Administration publique.

Pour rappel, Yolande Ebongo avait chié sur les dispositions légales régissant l’administration publique notamment en affectant des personnes qui n’ont ni participé au concours de promotion en grade de Directeur et de SG, ni été nommées par ordonnance Présidentielle. La suite de cette affaire est connue du grand public.

Recalée par le Premier ministre, qui a décidé de la suspension de cet arrêté problématique ayant empoisonné les relations entre le Cabinet du Chef de l’Etat et la Primature, elle aurait depuis, tenté et réussi d’autres sales coups, notamment celui de refuser d’engager, sur la chaîne des dépenses, des dossiers de la fonction publique. Ce qui a bloqué le fonctionnement de cette administration.

Ayant visiblement du mal à se conformer à la loi, elle a sacrifié la réforme de l’Administration meurt sur l’autel des ambitions égoïstes.

A titre illustratif, cette femme qu’une certaine opinion accuse d’avoir travaillé sous les injonctions d’un cadre du FCC s’est comportée en concurrente du Secrétariat Général à la Fonction publique en charge du personnel actif. En toile de fond, le refus de cette dernière d’exécuter ses décisions illégales.

Médiocre jusqu’au bout!

Mais ce n’est pas tout car, Yolande Ebongo se serait comportée en barbare jusqu’aux dernières heures de sa présence à la tête du ministère de la Fonction publique. A cet effet, les sources généralement bien informées confient à Alternance.CD que jusqu’au dimanche dernier, de surcroît un jour férié, la ministre sortante de la Fonction publique aurait signé discrètement des arrêtés pour dit-on, « caser ses proches qui étaient encore au chômage » et « punir ses administrés qu’elle traitait de ne pas lui être soumis ». Tous ces arrêtés ont été antidatés !

Par ailleurs, son départ est aussi fêté à l’intersyndicale nationale de l’Administration publique (INAP), qui soigne encore les plaies laissées par ses tentatives de corrompre les syndicalistes pour les diviser.

Ce mardi à la Fonction, la seule chanson que l’on pouvait entendre était : « Yolande, maman alobaki n’a bana nyoso abota yo nde muyi ». En français : « Yolande Ebongo, maman a dit que de tous ses enfants, tu es la seule qui vole».

ALT.

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