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Lubero : Des civils ayant fui des atrocités de 2017 en errance dans la localité de Musimba

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Des affrontements avaient éclaté le 7 Juillet 2017 entre un groupe armé Maï Maï et des militaires des FARDC dans l’agglomération de Kipese, située à plus au moins 15 Km à l’ Est de Lubero centre en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.

Ces affrontements qui avaient duré huit mois, soit du 7 juillet 2017 à févril 2018, avaient occasionné le déplacement des centaines des civils qui se mettaient à l’abri des dégâts collatéraux entre les belligérants.

Depuis la fin des hostilités en février 2018, on a assisté au retour de quelques civils qui s’étaient réfugiés les uns dans les grandes agglomérations du territoire de Lubero, les autres dans la ville de Butembo, où ils étaient hébergés dans des familles d’accueil.

Néanmoins, certains habitants ne sont pas rentrés jusqu’à présent, voilà deux ans et quelques mois. Certains d’entre eux sont disséminés dans la localité de Musimba, située en territoire de Lubero, à l’entrée Sud de la ville de Butembo.

Dans cette localité, ils vivent de la générosité des autochtones et font face à plusieurs difficultés dont principalement le manque des maisons d’habitation et des nourritures.
« Moi, j’étais venue de Kipese, nous souffrons. Nos maisons avaient été détruites, nous manquons de quoi nous nourrir, nous manquons de quoi nous vêtir, nous manquons aussi l’argent pour les soins médicaux. Nous souffrons. Nous vivons deux familles dans une maison et nous souffrons par des maladies», raconte une femme à alternance.cd, croisée dans son piole à Musimba ce jeudi 13 août 2020.

Entre temps, c’est une organisation locale qui s’occupe de ces rescapés de l’insécurité de Kipese, aux côtés des autres déplacés venus de plusieurs villages des territoires de Lubero et Beni toujours au Nord-Kivu, où sévit l’insécurité entretenue par des groupes armés nationaux et étrangers, qui soulève des problèmes à termes d’hébergement de ces déplacés.

Le chef d’antenne locale de l’ONG dénommée intégration sociale pour la promotion des Nécessiteux (ISPRON) qui s’occupe des déplacés internes, reconnaît de nombreuses difficultés observées dans l’encadrement de ces nécessiteux.
« Nous avons du mal à encadrer les déplacés faute d’assistance et d’aide humanitaire. Vous savez vous même que les habitants autochtones d’ici traversent aussi des conditions de vie difficile, et donc la prise en charge de ces déplacés pose un grand problème. Nous avons aujourd’hui à Musimba 150 ménages des déplacés dont 30 de Kipese», indique Paluku Musola Samuel.

Pendant ce temps, les autorités politico-sanitaires jointes par alternance.cd dans l’agglomération de Kipese, disent ne pas être saisies de la situation des déplacés de Kipese dans cette localité.

Paluku Kulighumbwa, fonctionnaire délégué du gouverneur basé à Kipese, rassure toutefois quant au retour de la paix et la sécurité dans son entité depuis plus d’une année maintenant grâce à l’appui des FARDC.

Cette autorité locale encourage ces habitants qui vivotent à Musimba et dans d’autres contrées du territoire de Lubero, comme de la ville de Butembo à revenir dans le milieu. « S’il y avait la guerre à Kipese, je ne crois pas qu’ils soient encore là puisque Kipese est devenu un milieu qui est bien sécurisé. Alors, s’ils sont là, sinon ils sont entrain de geler. Et s’ils ne veulent pas retourner qu’ils restent là, mais qu’ils ne se fassent pas passer pour des déplacés, mais plutôt pour des personnes qui ont déménagé le milieu», martèle le délégué du gouverneur à Kipese.

Il faut aussi rappeler qu’en juin dernier, le noyau de la société civile, force vive de l’agglomération de Kipese, avait lancé le même appel aux personnes déplacées qui traînent le pas, à regagner leurs domiciles.

D’ailleurs, son président, Paluku Kangitsi avait envisagé des pourparlers avec les encadreurs de ceux ci dans la localité de Musimba, afin de peaufiner des stratégies pour contourner cette situation.

Didy Vitava

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