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Lutte contre la corruption: Plus de 2 ans après sa création, l’APLC paufine encore ses stratégies

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Créée par ordonnance présidentielle en mars 2020, l’Agence de la prévention et de lutte contre la Corruption (APLC) se trouve encore dans une phase embryonnaire. Plus de deux ans après sa création, cette agence rattachée à la Présidence de la République se cherche encore des stratégies pour accomplir ses missions.

Ce sont les responsables de l’APLC qui l’ont affirmé jeudi 7 juillet à Kinshasa, au cours d’un échange avec la presse.

Thierry Mbulamoko, Béni-Laure Kamwiziku et Francis Lusakueno, respectivement Coordonnateur, Coordonnateur adjointe en charge de la détection, de la prévention et de l’administration et Coordonnateur adjoint en. Harvey des poursuites et du suivi des affaires fixées en justice, se sont contentés de réciter les missions confiées à cette agence. Selon Bénie-Laure Kamwiziku, l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption a besoin des armes efficaces, notamment des lois visant à éradiquer la corruption, à promouvoir l’accès à l’information et à protéger les lanceurs d’alerte.

« Nous restons focus sur nos missions qui consistent à éduquer, moraliser et sensibiliser continuellement nos populations pour qu’elles s’approprient cette lutte. Ceci permettra non seulement d’augmenter les recettes de l’Etat, mais également de les protéger contre le coulage, le détournement et le gaspillage, en mettant en place des mécanismes de traçabilité, de transparence et de redevabilité », a-t-elle déclaré.

Gros couac, il est difficile à ce jour d’espérer que l’APLC pourra faire mieux que l’Inspection Générale des Finances (IGF) dans la lutte contre la corruption. D’ailleurs, d’aucuns pensent qu’en dépit de tous les tralala médiatiques du patron de l’IGF, Jules Alingete, la corruption se comporte encore très bien en République Démocratique du Congo.

Qu’à cela ne tienne, le coordonnateur de l’APLC appelle la population congolaise à « une dénonciation des actes de corruption » et rassure que « le traitement sera fait avec professionalisme et en tout confidentialité ».

A en croire Thierry Mbulamoko, son agence a saisi 33 camions remplis de minerais et permis le recouvrement fiscal d’environ 300 millions de dollars dans la provence de Lualaba, au sud du pays et dénoncé la spoliation d’une centaine de maisons de l’État à Kinshasa. Des chiffres difficiles à vérifier car non attestés par des sources indépendantes.

ALT.