Home Nation «Je partage la douleur de mes compatriotes de l’est qui souffrent des affres de la GUERRE »: Le mea culpa de Jules Alingete

«Je partage la douleur de mes compatriotes de l’est qui souffrent des affres de la GUERRE »: Le mea culpa de Jules Alingete

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L’Inspecteur Générale des Finances, Jules Alingete est revenu sur ses propos tenus à la première édition du North Southern Investment Forum, aux États-Unis. Critiqué sévèrement pour avoir déclaré que « le Congo n’est pas un pays en guerre », il a fait amende honorable, en regrettant que ses propos aient été sortis de leur contexte pour de fins de manipulation.

Le patron de l’Inspection Générale des Finances (IGF) que l’on sait intelligent et dont la traque des délinquants financiers est appréciée par la population congolaise, n’a sans doute pas consulté ses conseillers en communication. S’il les a consultés, c’est qu’il doit urgemment recruter des vrais experts en communication pour l’accompagner dans le noble travail qu’il fait.

Pour cause, le flic anti corruption en chef en République Démocratique du Congo a bien fait de regretter l’incompréhension dont il a été victime et de partager la douleur des victimes de la guerre de l’Est du pays, mais il a fait une autre bourde impardonnable à ce niveau là de responsabilité, en laissant entendre que le territoire de Rutshuru ne ferait pas partie de la province du Nord-Kivu.

Qu’à cela ne tienne, cette mise au point valait la peine d’être faite, pour calmer les esprits et mettre fin à la polémique du moment.

Voici la retranscription d’un extrait de la vidéo du mea culpa de Jules Alingete

Je regrette sincèrement l’incompréhension dont nous avions été victime autour de ces propos. Je regrette et je partage également la douleur de mes compatriotes de l’Est du pays qui souffrent des affres de la guerre, qui souffrent avec des tueries, viols, des actes de barbarie. Nous partageons leur douleur et je regrette que nos compatriotes aient été vexés parce que nos propos ont été sortis de leur contexte. Je le dis toujours: un texte sans contexte est un prétexte. Nous avions été devant les investisseurs à Houston et les investisseurs avaient besoin d’être rassurés. Nous leur avons dit qu’il y a des avancées estimables en République Démocratique du Congo en matière de lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Ils ne devraient pas avoir peur. La République Démocratique du Congo est un pays fréquentable en dépit du fait que nous avons un problème réel de l’insécurité à l’Est, particulièrement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Je peux ajouter aussi le territoire de Rutshuru. Nous avons nos compatriotes qui souffrent à cause des atrocités qui sont créées par des groupes armés à Béni, Butembo, Bunia et Rutshuru. Nous partageons leurs douleurs. Nous sommes congolais et le Congo est un. Quand ça ne marche pas à Bunia, c’est au Lualaba qu’on ressent le même phénomène. Quand ça ne marche pas à Béni, c’est à Matadi, c’est au Bandundu, c’est à Kinshasa que nous ressentons le même problème. Nous ne pouvons pas cracher sur la mémoire des milliers de congolais qui sont morts à cause de cette barbarie.

Mais je regrette profondément que la situation qui s’est passée à Houston soit une simple manipulation. Parce que loin de moi l’intention de cracher sur la mémoire de mes compatriotes. Je partage ce qui se passe dans mon pays. Mais je devais rassurer les investisseurs que notre pays est fréquentable, que cette insécurité est contenue. Le président de la République a accepté que notre pays engage des pourparlers avec les responsables des groupes armés pour mettre fin à cette insécurité.

Dans le même ordre d’idées, le Président de la République a décrété l’état de siège dans deux provinces de notre pays, le Nord-Kivu et l’Ituri. Ce sont des efforts menés par les autorités congolaises, soucieuses de la paix dans l’Est de notre pays. Et nos forces armées se battent jours et nuits. Il y a de nos militaires qui tombent chaque jour, ils se battent pour que la paix revienne. Personne n’a le droit de cracher sur un tel travail qui est en train d’être fait par le Président de la République, le gouvernement de la République et par nos forces armées. Je n’ai pas ce droit là.

Donc, je partage la douleur de nos compatriotes qui souffrent à l’Est. Nous sommes de cœur et je leur dis qu’il s’agit d’une simple manipulation. La manipulation est là car, parce qu’avant que je vienne, les prédateurs ont prétendu que je venais aux États-Unis pour chercher un appui. Je ne sais quel appui. Moi qui vous parle, retenez que je ne chercherai pas un mandat électif. Je ne serai ni député provincial, ni député national, ni un mandat quelconque. Je suis fier d’être un haut fonctionnaire et de traquer les délinquants financiers. J’adore ce travail.

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