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Recherche scientifique et innovation technologique : Retour sur le bilan costaud de Me José Mpanda

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Longtemps déconsidéré et négligé, le ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique a gagné en prestige au cours de trois dernières années grâce au management de Me José Mpanda Kabangu. Ce dernier a été permuté au ministère de l’Agriculture dans le gouvernement Sama Lukonde 2 dont la publication est intervenue le 24 mars 2023. Il laisse des empreintes indélébiles, qui font le bonheur du monde scientifique en particulier et de la population congolaise en général. Retour sur les grandes lignes de son bilan.

Le ministre de la Recherche scientifique et innovation technologique, Me José Mpanda Kabangu, quitte ce ministère après trois ans et demi, en y laissant comme il l’avait promis à sa prise des fonctions le 09 septembre 2019, des bonnes empreintes non seulement à travers la modernisation et la viabilisation des centres et instituts de recherche, mais aussi par la valorisation des chercheurs congolais.

Dotation des CIR en matériels et équipements

Le premier chantier ouvert par Me José Mpanda a été la dotation des centres et instituts de recherche (CIR) en matériels et autres équipements des laboratoires. Ainsi, le premier centre à être servi était l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) qui avait bénéficié des équipements spécifiques, notamment les stations sismographiques, les capteurs thermiques, les ordinateurs pour le laboratoire de séismologie, les ordinateurs et imprimantes pour tous les départements.

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A ce jour, l’OVG dispose des laboratoires qui, grâce à l’action du président de la République, répondent sans faille au standard international. Il faut noter que c’est Me José Mpanda qui est parvenu à autonomiser la gestion des volcans des Virunga par l’OVG. En effet, à son arrivée à la tête de ce département gouvernemental, ce warrior de Jean-Michel Sama Lukonde avait jugé peu décent et souverainement un scandale que le véritable contrôle et surveillance de la vie des volcans Nyirangongo et Nyamulagira, depuis tous les régimes politiques passés, se fassent à partir d’un serveur placé à Luxembourg, en Europe, et géré par le Centre européen de géodynamique et de séismologie, ECGS.

Depuis aout 2022, l’OVG surveille en temps réel depuis Goma grâce aux équipements nécessaires dont il avait besoin et lui fournis par le gouvernement sur fonds propres ces deux volcans. Et ces équipements opérationnels sont manipulés par des Congolais. Donc, c’est grâce à Me José Mpanda que l’OVG a mis fin à la dépendance dont il était tributaire vis-à-vis de l’ECGS de Luxembourg.

Outre l’OVG, le Centre des recherches géologiques et minières (CRGM), l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), le Centre de recherche en sciences appliquées et technologiques (CRSAT) et le Centre de recherche agro-alimentaire (CRAA) de Lubumbashi ont été doté aussi des matériels de pointe spécifiques à chacun d’eux, acquis sur fonds propres du gouvernement.

Le CRGM, par exemple, bénéficia d’un spectrophotomètre AA complet et ses accessoires, d’un four de laboratoire minimum 1300°C et de deux étuves.

L’IRSS était bénéficiaire d’un agitateur magnétique, de cinq agitateurs type vortex, d’un appareil à point de fusion digitale et ses accessoires, de cinq bain-marie, de cinq balances analytiques, de trois centrifugeuses à haute vitesse, de quatre chambres d’observation pour lampe UV, de trois congélateurs, de trois distillateurs, de deux étuves à vide et une universelle, d’un évaporateur rotatif, de deux fours à moule, d’une hotte à flux laminaire horizontal, de trois microscopes binoculaires, de cinq Ph-mètres portables, de deux plaques pour CCM Silaca gel préparative en verre, de deux plaques CCM Silaca gel préparative en aluminium, de deux plaques CCM Silaca gel analytique support en aluminium, de trois réfrigérateurs, d’un spectrophotomètre visible et UV, d’un dessiccateur à vide, de quinze lunettes de sécurité, de deux creusets en porcelaine dure émaillée température max, de cinq tubes à essai, de cinq verres montre, d’une plaque chauffante PC 540, de vingt fioles jaugées 50 ml et de vingt fioles jaugées 100 ml.

Le CRAA avait eu un incubateur bactériologique, un autoclave vertical pour stérilisation, une hotte à flux laminaire, une balance analytique, d’un multiparamètre avec accessoires, une centrifugeuse, un bain-marie couvercle pupitre avec régulation de niveau, d’un microscope, d’un distillateur, d’un homogénéisateur, de trois micropipettes à volume variable autoclave 100ul – 1000ul, de trois micropipettes variable autoclave 10ul – 100ul, d’un réfrigérateur et d’un spectrophotomètre d’absorption atomique.

Quant au CRSAT, il avait été doté de quatre agitateurs Top + Mix II, d’un agitateur magnétique, d’un spectrophotomètre UV/visible 3/6 cuves, d’un spectrophotomètre UV/visible, d’une hotte à flux laminaire horizontal, d’une centrifugeuse, d’une étuve à vide et à régulateur thermique, d’un pH-mètre de laboratoire, d’un viscosimètre, de trois luxmètres numériques, de trois hygromètres et d’un tour à métaux.

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C’est sous José Mpanda que le Commissariat général à l’énergie atomique (CGEA) a été doté par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une caméra Gama placée aux Cliniques universitaires, pour la détection et le traitement du cancer.

Toujours pour le compte du CGEA, il s’investissait, non seulement pour la construction du centre de radiothérapie, un grand projet de plus 13 millions USD qui vise l’innovation dans la médecine nucléaire pour le traitement des cancers et autres tumeurs, mais aussi pour le redémarrage du réacteur Trico II.

Dotation des CIR en véhicules

Différents véhicules dotés aux CIR

Le deuxième chantier entrepris par Me José Mpanda Kabangu pendant son mandat au ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique a été la dotation à l’administration et aux centres et instituts de recherche en véhicules pour la locomotion des agents et cadres.

Dans le lot des bénéficiaires, l’OVG a eu 2 jeeps Toyota Land Cruiser 4×4 ; l’Institut national d’étude et recherche agronomiques (INERA) a bénéficié d’un minibus, de 2 jeeps Toyota Land Cruiser plus des motos ; le Comité national pour la protection contre les rayonnements ionisants (CNPRI) s’est vu doter de 3 minibus tandis que le Centre de recherche en sciences humaines (CRESH), l’Institut de recherche en science de sante (IRSS), l’Institut géographique du Congo (IGC) et le Centre national de télédétection (CNT), ont chacun obtenu 1 jeep 4×4. En plus, le Conseil national scientifique (CNS), le secrétariat scientifique de l’Université de Kinshasa et le secrétariat général à la Recherche scientifique et innovation technologique, la Direction des services généraux, la Direction de la coopération scientifique et la Cellule de gestion des projets et des marchés publics comptent parmi les bénéficiaires des véhicules.

D’après le secrétaire général à la Recherche scientifique, Odon Ndambu, dans l’histoire de ce ministère de la Recherche, c’est la toute première fois qu’il a vu un ministre s’employer à doter les centres et instituts de recherche des engins roulants sur fonds propres du gouvernement, mais aussi d’autres équipements spécifiques pour leurs fonctionnements. Souvent, avait-il témoigné, le recours était fait aux partenaires extérieurs. Donc, Me José Mpanda s’était donné l’objectif de lutter contre cette politique de la main tendue et briser la dépendance.

Modernisation des infrastructures des CIR

Immeuble CRG en construction

Le troisième chantier entrepris par Me José Mpanda était la modernisation des infrastructures des centres et instituts de recherche à Kinshasa comme à l’intérieur de la province.

L’IGC/Kisangani a vu sa vieille bâtisse héritée du colon belge et qui était en état délabré, être réhabilitée et rénovée.

Sur le site de l’Université de Kinshasa, s’érige un immeuble de trois étages du Centre de recherche en géophysique (CRG). Et ici, il faut dire que depuis sa création en novembre 1982 que le CRG a été toujours sous-logé dans les installations du Centre de Recherches Géologiques et Minières (CRGM). C’est avec Me José Mpanda que ce centre va, pour la première fois, avoir son propre siège.

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Ce bâtiment de trois niveaux qui est construit par l’entreprise de Construction, Reconstruction et Réhabilitation des Bâtiments (COREREBA) pour un montant de 513.781 USD, comprend dans sa première phase au rez-de-chaussée une grande bibliothèque, une salle de conférence, deux hall d’entrée (Principal et secondaire) avec un vide mezzanine, une salle d’analyse, 10 bureaux climatisés pour les services administratifs et techniques, 6 blocs des toilettes modernes, 2 couloirs de circulation situés dans les 2 ailes du bâtiment, 4 cages d’escaliers dont 2 situés dans le hall d’entrée et 2 autres sur les 2 ailes (gauche et droite du bâtiment) ; et de 2 préaux, situés dans les deux entrées du bâtiment (sur les façades Principale et postérieure du bâtiment).

A part le CRG, le vieux bâtiment de l’hôpital de Mabanga au quartier Yolo, spécialisé en recherche et traitement des personnes atteintes de la drépanocytose et qui est géré par l’IRSS, a été complètement démoli en faveur de l’érection d’un immeuble R+1 très moderne qui sera disponible au plus tard octobre prochain. Les travaux sont financés à 70% par la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi de la première dame de la RDC et 30% par le gouvernement congolais.

Immeuble CNPRI en construction

Le Conseil national pour la protection contre les rayonnements ionisants (CNPRI) au quartier Funa, a déjà érigé un immeuble de 4 étages, grâce au montage financier proposé par le ministère. Les travaux se situent au niveau de finissage. Cet immeuble né sur les cendres d’une petite bâtisse démolie, permettra de contenir tous les agents de CNPRI qui était en souffrance des locaux et dépensait beaucoup d’argent pour le loyer.

Récupération du patrimoine immobilier du ministère
Le Centre national de télédétection qui était sous-logé à l’Immeuble Semois depuis belle lurette dans quelques locaux du cabinet du ministre de la recherche scientifique, a pu obtenir, grâce aux efforts de Me José Mpanda, un immeuble au croisement des avenues Batetela et Lubefu qui est présentement en pleine réhabilitation.

Le prochain centre à être modernisé est l’Institut géographique du Congo, IGC, envahi par des privés qui l’ont transformé en une sorte de centre commercial. A l’IGC, sera érigé dans les tout prochains jours, la Cité de la science.

D’après les maquettes de la société SOKERICO Sarl qui a gagné ce marché dans le cadre de partenariat public-privé, deux immeubles, l’un de 7 étages et l’autre de 11 étages seront érigés dans cette concession de l’IGC. Et contrairement aux mauvaises langues réfractaires à la modernisation et l’innovation et qui diabolisent ce projet, il faut rappeler que cette concession de l’IGC n’a jamais été vendue, mais elle est plutôt mise en location. La décision de rénovation et de modernisation des centres et instituts de recherche relevant du Ministère de la RSIT avait été prise lors de la 45ième réunion du Conseil des ministres tenue en date du 18 mars 2022. Il s’agit de procéder par des partenariats publics-privés à l’exploitation en location des terres des centres et instituts de recherche qui en disposent à travers tout le pays en vue de les valoriser.

Après l’IGC, le Centre de recherche en sciences humaines (CRESH), le Centre de recherches géologiques et minières (CRGM), le Centre de recherche Agro-Alimentaire (CRAA/Lubumbashi), le Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN/Lwiro), le Centre de recherche en Hydrobiologie (CRH/Uvira) et l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA), sont aussi concernés par ce projet de modernisation. La charge de continuité que devra prendre l’actuel ministre de la Recherche scientifique et innovation technologique, Gilbert Kabanda.

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Outre ces réalisations, me José Mpanda se réjouit d’avoir doté le monde scientifique congolais du Document de politique scientifique nationale, d’avoir uniformisé le barème salarial entre le personnel de l’Enseignement supérieur et ceux de la Recherche scientifique, d’avoir résolu le différend sur les quotités entre le CGEA et le CNPRI, d’avoir fait renaitre l’INERA après dix ans de léthargie, mais aussi d’être très avancé avec le projet d’acquisition par la RDC d’un satellite d’observation de la terre, projet que son successeur va parachever.

A ministère de la Recherche scientifique, le nom de Me José Mpanda sera cité comme celui de feu Gérard Kamanda wa Kamanda qui, avant lui, avait pu laisser aussi des empreintes indélébiles. Surtout les agents de l’INERA retiendront que c’est grâce à la pression de Me José Mpanda qu’ils ont pu récupérer leurs deux immeubles en face de clinique kinoise à la Gombe, occupés pendant plus de 40 ans par le ministère de l’Environnement sans contrepartie.

Avec Scooprdc.net

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