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Présidentielle : Moïse Katumbi hanté par sa nationalité

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Le candidat de Ensemble pour la République à l’élection présidentielle du 20 décembre prochain est visé par une requête introduite à la Cour constitutionnelle par un autre candidat, Noël Tshiani, pour solliciter l’invalidation de sa candidature. Sans surprise, c’est sa nationalité qui est évoquée.

Les années passent. Les régimes se succèdent. Mais Moïse Katumbi connait décidément presque les mêmes difficultés.

En 2018 par exemple, comme le rappelle Noël Tshiani dans sa correspondance adressée à la Cour constitutionnelle, la polémique sur sa nationalité supposément étrangère, acquise en plus de celle de la République démocratique du Congo avait éclaté à la veille des élections. Et la suite, on la connait: l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga n’avait pas été autorisé à candidater à l’élection présidentielle.

« En effet, il est de notoriété publique que Moïse Katumbi Chapwe, dont le certificat de nationalité datant de 2015, a cessé de produire des effets en droit depuis 2018, au motif qu'il s'est prévalu d'une nationalité étrangère en 2017 et partant a renoncé à la nationalité congolaise qui est une et exclusive », soutient Noël Tshiani dans sa lettre à la Cour constitutionnelle.

L’auteur du projet de loi qui réserve l’accès à des hautes fonctions comme le président de la République exclusivement aux congolais nés de père et mère congolais indique qu’il ne comprend pas pourquoi Moïse Katumbi a déposé sa candidature à l’élection présidentielle se prévalant de la nationalité congolaise d’origine sur base d’un certificat de nationalité datant d’avant 2017.

Ce, selon lui, « alors que sur le fondement du principe légal de l’unicité et de l’exclusivité de la nationalité congolaise, le premier défendeur est réputé avoir perdu cette dernière dès le moment où il a acquis celle italienne ».

Lire aussi Moïse Katumbi : D’une opposition républicaine à une opposition radicale?

Parmi ses éléments de preuves, l’ancien fonctionnaire de la Banque centrale du Congo évoque notamment un article du magazine panafricain Jeune Afrique.

« Alors que celui-ci se prévalait d'un certificat de nationalité lui délivré en 2015 par le ministère de la justice de la RDC, la mairie d'une ville italienne avait rapporté dans le journal d'investigation Jeune Afrique que ce dernier avait porté la nationalité italienne à partir de l'an 2000 », a poursuivi Noël Tshiani.

Au finish, il demande à la Haute cour d’annuler la décision n°16/CENI/AP/2023 du 19 octobre 2023, portant publication de la liste provisoire des candidatures déclarées recevables et irrecevables à l’élection présidentielle et d’en écarter purement et simplement Moïse Katumbi.

Entre temps, le président du TP Mazembe a appelé la même Cour au respect de la loi et à l’équité. Il a tout de même rappelé au pouvoir, au cours d’un meeting tenu à Lubumbashi, « nous ne sommes pas ennemis mais sommes des adversaires politiques ».

Jean Pérou Kabouira

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